Les tombes sous tumulus

Les tumulus sont des monticules de terre érigés au-dessus d’une sépulture parfois aménagée à la surface du sol ou, comme c’est presque toujours le cas en Hesbaye, creusée dans le sol.

En Belgique, les tumulus gallo-romains sont particulièrement nombreux sur le plateau hesbignons. Erigés durant le « Haut Empire » et en grande majorité au IIème siècle de notre ère, ils sont souvent implantés le long de routes et sur des hauteurs, pour être vus de loin. Ils sont l’expression matérielle du pouvoir social et économique détenu par les défunts qu’ils abritent, de riches propriétaires terriens dont l’habitation est souvent assez proche.

Beaucoup de ces tumulus ont été pillés. Des puits verticaux y ont souvent été creusés depuis le sommet, les marquant encore aujourd’hui d’une dépression en entonnoir.

Le tumulus de Faimes

En (?), la motte féodale de Faimes, anciennement appelées « La Tour » est rebaptisée « Tumulus » car la construction qui la surmontait a disparu.

Les tertres de Hesbaye

De nombreuses buttes en terre, herbeuses, souvent coiffées d’un épais taillis, de tailles de plus ou moins importantes, ont été édifiées en Hesbaye au cours des siècles, dans des buts les plus divers:

  • Monuments antiques recouvrant des tombes.
  • Mottes médiévales autrefois surmontées d’une tour.
  • Buttes de moulins.
  • Architectures de jardins.

Beaucoup de ces tertres portent à tort ou à raison la dénomination de « tombe ».

Les tumulus d’époque romaine (Hesbaye)

Les tumulus d’époque romaine sont dispersés dans la campagne de Hesbaye, dont ils constituent un des traits marquants. Nombre d’entre-eux se dressent au milieu de bas plateaux légèrement ondulés, essentiellement voués à l’agriculture intensive.

Ces tombes, de dimensions parfois impressionnantes, comptent parmi les rares vestiges visibles du patrimoine monumental antique de Belgique à avoir résisté aux injures du temps et des hommes.

Les Tumulus gallo-romains conservés en Hesbaye

En 1994, MASSART Claire publie « Les Tumulus gallo-romains conservés en Hesbaye – Etude topographique ».

Mesurage à Hemricourt

Un mesurage de 1660 fait état de l’existence d’une maison seigneuriale et d’une motte à Hemricourt. (Il y avait probablement, dans le passé, un château sur cette motte).

Découverte d’une ancienne tour (Lamine)

En 1851, des fouilles à Lamine mettent au jour la base d’une tour intégrée dans la ferme dite « Del Motte ».

Fouilles à Crisnée

En septembre 1937, le Doyen FRESON, de Villers-L’Evêque, réalise des fouilles au lieu-dit « Li Grande Pièce », à Crisnée, sur un terrain cultivé par DENOMERENGE. Il dégage les murs d’une cave de 3 mètres sur 3 et de 1 mètre 80 de profondeur. Il y découvre +/- 25 kilos de débris de tegulae et de poteries romaines, des tuiles, un cadenas, des poignées en fer, une poignée en bronze bien travaillée.

Rénovation du château (Thys)

Au 16ème siècle, le château de Thys est rénové.

Il se dresse sur un escarpement, au pied duquel coule le « R’wa ». Il est contigu à l’église, avec laquelle il communique par 2 entrées. A l’Ouest, il est protégé par un fossé. Il forme corps avec la basse-cour.

L’ensemble se compose de 2 ailes perpendiculaires formant, à l’arrière, une cour complètement fermée par le mur dominant l’escarpement et par l’église. A l’avant, s’étend une cour bordée par les dépendances de la ferme. A l’entrée de la cour se trouve un cachot.