En 1889, le Comte DE LOOZ Georges publie « Exploration de quelques villas romaines et tumulus de la Hesbaye ».
Archives de catégorie : Trouvailles archéologiques
Villa gallo-romaine (Villereau)
En (?), Monsieur LEFEBVRE, de Crenwick, découvre des fragments de tuiles et de poteries d’une villa gallo-romaine, dans l’enclave de Villereau.
Tumulus nivelé (Boëlhe)
En 1862 (1863 ?), le Tumulus de Boëlhe est nivelé.
Description de la Tour-Colombier (Omal)
En 1932, le Bulletin de la Société d’Art et d’Histoire du Diocèse de Liège publie une description de la Tour-Colombier d’Omal.
» … Couvrant un rectangle de 7,28 mètres de large, sur une profondeur de 7,67 mètres, elle présente sa façade au N-E. Sa hauteur maximale est de 13 mètres.
Sur un soubassement en moellons de calcaire, haut de 2 mètres, au-dessus duquel court un cordon de même matière, s’élèvent les murs en briques se terminant, à la façade antérieure et à la partie postérieure en pignon dépassant le niveau du toit à deux versants, recouvert de tuiles.
Les murs latéraux ont été élevés avec une inclinaison visible à l’oeil, ce qui a eu pour résultat de leur conférer plus de résistance.
Les angles du bâtiment, du côté de la grand-route, sont garnis sur toute leur hauteur d’un chaînage en calcaire; les deux autres angles ne sont pourvus d’un chaînage analogue que sur leur moitié inférieure.
C’est de calcaire aussi que sont formés l’encadrement de la porte en plein cintre, ceux des fenêtres et les quatre meurtrières percées dans les murailles.
Les rampants des deux pignons montrent un dispositif très caractéristique: les joints des briques sont perpendiculaires à l’inclinaison de ces rampants.
De petits arcs de décharge , en briques, surmontent les linteaux des fenêtres, tandis qu’un double cintre, également en briques, suit la voussure en pierre de la porte.
Ces détails constructifs concourent à la parure de la maçonnerie et sont complétés par des ancrages décoratifs en fer, dont quatre dans le mur longeant la route, forment la date « 1625 ».
Dans la façade, est encastrée une dalle de calcaire portant les armoiries des époux MOLLIN et MENJOYE qui firent édifier le bâtiment.
La porte s’ouvre à une certaine hauteur dans le soubassement. Le seuil se trouve à 1m20 du sol (Le talus, supportant quelques blocs de grès en guise de marches qui y donnent accès, a été établi par après. A l’origine, on devait y parvenir par une sorte d’échelle que l’on pouvait retirer en cas de nécessité).
La porte est composée de planches garnies d’une petite moulure, clouées sur des barres. Ces planches ne sont pas d’égale largeur: les deux planches qui se trouvent au milieu mesurent 11 cm, tandis que de part et d’autre, sont des planches de 24 cm. Cette porte est pendue sur deux pentures en fer forgé, attachées vers l’intérieur. La pièce où elle débouche occupe toute la surface du bâtiment.
Le mur de refend (mur intérieur de séparation), qui s’y voit, a été élevé à une époque plus récente pour supporter les poutres du plafond, qui menaçaient de s’écrouler. Ces poutres, au nombre de quatre, sont posées sur angle, de manière à soutenir les voussettes en briques.
Au fond de la pièce, à l’opposite de la porte, le vaste manteau de cheminée porte sur des pilastres en briques, surmontés d’une tablette en calcaire. On a, postérieurement, éventré le contre-coeur de l’âtre, pour donner ouverture à la gueule d’un four qui a été construit en appendice.
A droite de la porte, un escalier à vis en bois, fort délabré, conduisait à l’étage et se se continuait jusqu’au grenier, dont le plancher s’est effondré et qu’éclairaient deux oculus en briques, aujourd’hui bouchés. Les murs à l’intérieur du dernier niveau sont percés de trente alvéoles pour protéger les pigeons.
Les deux autres pièces prenaient jour chacune par quatre petites fenêtres du type courant dans les constructions liégeoises de l’époque.
Les murs sont, au rez-de-chaussée, percés de quatre meurtrières, dont deux commandaient la grand-route et deux le chemin latéral. Leur présence et le fait que la porte n’était point directement accessible, de même que l’existence aux fenêtres de barreaux de fer garnis de pointes, de volets (qui ont d’ailleurs disparus), donnent à penser que cette construction constituait un refuge établi en vue de résister à un coup de main.
Au cours des guerres du XVIIe siècle, les villageois devaient pouvoir se protéger contre les tentatives de bandes de maraudeurs ou de pillards, soldats licenciés ou mal payés, malandrins en tout genre, que les armées traînaient à leur suite. Le bâtiment se présente sous l’aspect d’une petite forteresse destinée à être utilisée lors du passage de ces bandits. … »
Un chemin contourne les remparts (Waremme)
En 1793, un chemin contourne entièrement les remparts de Waremme. (Il suit, notamment, le tracé des futures avenues Henri Monjoie, Guillaume Joachim et de la rue du Baloir).
Cimetière franc (Darion – Omal)
En (?), un cimetière franc est découvert à Darion, en creusant le caveau de la famille CARTUYVELS, sous la chapelle gothique et le choeur de l’ancienne église d’Omal.
Cimetière mérovingien (Omal – Darion – Ligney)
En (?), les membres de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Hesbaye poursuivent les fouilles au lieu-dit « Saint-Marie-Vau », à la limite des territoires d’Omal, de Darion et de Ligney. Ils y mettent également au jour un cimetière mérovingien de 113 tombes, du 6ème et 7ème siècle.
La majorité des tombes sont en terre libre, à très faible profondeur, avec traces de cercueil (reposant souvent sur une ou deux traverses). Cinq d’entre-elles présentent un dallage de plaques de schiste et de tuiles romaines couvrant entièrement le fond de la fosse
Dans les caveaux, le crâne et les os longs des défunts sont plus ou moins bien conservés.
Toutes les tombes contiennent un mobilier funéraire déposé dans le cercueil ou le caveau, à côté du défunt.
Parmi les armes retrouvées:
- une francisque, redoutable arme de jet autant qu’arme à main
- une lance
- un scramasaxe, sabre très long à un seul tranchant très vif
- un couteau
- des haches
- des pointes de flèches
- …
Parmi les bijoux retrouvés:
- des bracelets
- des colliers
- des fibules
- des bagues
- des boucles d’oreilles en argent
- des objets de parure pour les femmes
- …
Certaines tombes renferment aussi des céramiques, les restes d’un fourreau en cuir, des boutons-rivets en bronze gravé, …
La civilisation omalienne (Hesbaye)
En 1888, l’archéologue liégeois, DEPUYDT Marcel, découvre les traces d’une ancienne civilisation, à Tourinne, Latinne et Vieux-Waleffe. Mais c’est à Omal que ces traces sont les plus importantes.
Il donnera donc le nom de « Omalienne » à cette civilisation.
Geer, 50.000 ans d’occupation humaine
Le 12 mars 1983, CAHEN D. donne la conférence « Geer, 50.000 ans d’occupation humaine ».
Tumulus nivelé (Ligney)
En 1847, un tertre de 10 mètres de hauteur et de 30 mètres de diamètre est nivelé à Ligney (dans une prairie de la future ferme DEVILLERS). Dans le caveau, on y découvre un médaillon en ivoire sculpté, ainsi que des lampes en terre cuite. Ces objets seront conservés au Musée Curtius à Liège.