La maison de Roland Streignaerts (Waremme – Allemagne)

Le (?) 1940, lorsqu’il rentre dans sa maison de la rue de Mouhin, à Waremme, après s’être échappé d’une colonne de prisonniers près de Saint-Trond, STREIGNAERTS Roland constate que les portes de sa maison ont été fracturées et les fenêtres brisées. Les armoires sont grandes ouvertes, les tiroirs sortis des meubles. L’argenterie, les ustensiles de ménage, le linge, les outils, le contenu de sa cave à vins, … tout a disparu. Il estime son préjudice à plus de 20.000 francs.

Un voisin lui dira que les Allemands ont passé quelques nuits dans la maison et que des réfugiés s’y sont reposés.

La maison de Gilbert Botty (Waremme – Allemagne)

Le (?), au retour de son exil en France, BOTTY Gilbert constate que sa maison a été saccagée et que des biens ont été volés, pour un montant qu’il estime à plus de 3.000 francs. Il en veut au bourgmestre, à l’administration communale de Waremme et à son délégué, le courtier en grains de l’avenue des Tilleuls (qui deviendra plus tard l’avenue Guillaume Joachim), PAQUAY Emmanuel, d’avoir introduit illicitement les Allemands dans sa demeure.

Lantremange sera dédommagée

Le 20 octobre 1580, DE LANTREMANGE Godefrin produit une attestation de la Cour de Justice du village pour les dommages subis pendant la guerre.

Une manifestation dégénère (Waremme)

En 1969, lors d’une manifestation d’étudiants ingénieurs-techniciens, qui réclament un statut adéquat, une voiture est incendiée sur le marché hebdomadaire de Waremme.

Henri Monjoie payera Doyen (Waremme – Liège)

henri monjoie

henri monjoie

Le 9 novembre 1962, le bourgmestre faisant-fonction de Waremme, MONJOIE Henri, déclare qu’il est temps que l' »affaire Doyen » se termine et demande au conseil communal de consentir un emprunt sur 20 ans pour payer la somme de 934.349 francs fixée par la Cour d’Appel de Liège en juin 1962, bien inférieure à celle de 5.510.262 francs qui avaient été initialement établie en 1950.

Manifestation à Waremme

Le 16 mars 1952, une grande manifestation, placée sous le signe du Patriotisme et du Civisme, se déroule à Waremme.

Un cortège se forme à l’avenue Guillaume Joachim, se dirige vers la place de la Porte de Liège, emprunte l’avenue des Platanes (qui deviendra plus tard l’avenue Henri Monjoie), la rue des Boulevards (qui deviendra plus tard la rue des Remparts), la rue Hubert Stiernet, la rue Joseph Wauters, la rue Zénobe Gramme, la rue Emile Hallet, la place Ernest Rongvaux, l’avenue Reine Astrid et, enfin, la place du Roi Albert 1er.

Le « Tout Waremme » y participe, le conseil communal dans son entier, mais aussi de nombreux hommes politiques, les vices-présidents de la Chambre et du Sénat, des sénateurs, des députés provinciaux, des bourgmestres. Les associations patriotiques sont également représentées.

LEBURTON Edmond prend la parole pour réclamer justice dans l’Affaire Doyen.

Edmond Leburton s’exprime sur « l’Affaire Doyen » (Waremme)

Le 6 mars 1952, le journal « Les Echos de Waremme » publie une intervention de LEBURTON Edmond, à propose de l’Affaire DOYEN », devant le Conseil Communal de Waremme:

 » … Les mobiles qui me guident sont d’un double ordre: préserver le sens de la justice qui reste, quoi qu’on dise, vivace au coeur des foules, et éviter un prélèvement moyen d’un millier de francs sur les ressources de chaque Waremmien. …

Personne ne comprend pourquoi la génération actuelle doit payer les dégâts de 1918, que DOYEN Père a provoqués du chef de son comportement viv-à-vis de l’ennemi. …

Notre cause est juste. Ce jeudi soir, nous serons plus décidés que jamais à la première réunion du Comité d’Action. Notre cause, la cause de tous les Waremmiens, est juste, elle triomphera. … »

Doyen débouté (Waremme)

En 1932, le Tribunal des Dommages de Guerre déboute la famille DOYEN dans sa demande d’indemnisation des dégâts subits à l’issue de la Première Guerre Mondiale.

Saccage des Etablissements « Doyen » (Waremme – Allemagne – Etats-Unis)

Le 24 novembre 1918, des Waremmiens échauffés par quatre années d’occupation, de frustrations économiques et alimentaires se livrent à une justice expéditive envers ceux qu’ils considèrent comme des collaborateurs économiques.

Les « Etablissements Doyen et Fils » sont vandalisés.

Cette entreprise vend du matériel agricole provenant des Etats-Unis et d’Allemagne. Durant le conflit, elle a poursuivi la vente de moteurs allemands. Les Waremmiens ont vu d’un mauvais oeil la proximité de l’entreprise avec les occupants.

Les dégâts sont évalués à 19.892 francs pour les immeubles et à 291.966 francs pour les « meubles », dont 55.398 francs de vin.

Jugement confirmé (Waremme – Liège)

Le 14 février 1952, la Cour de Cassation confirme l’arrêt de la Cour d’Appel de Liège, condamnant la ville de Waremme à verser des dommages et intérêts à DOYEN Camille, en réparation des dégradations commises par la population à l’issue de la Première Guerre Mondiale.

L’émoi est grand à Waremme.