La Cense du Château de Hemricourt

Avant mars 1589, une sentence du Conseil Ordinaire (du Prince-Evêque de Liège ?) déclare que la Cense du Château de Hemricourt est fortement obérée. Cette cense, dont le rapport peut-être de 240 muids, doit:

  • Une rente de 37 muids à la Compterie du Grenier de la Cathédrale.
  • Une rente de 90 muids à la Compterie des Anniversaires.
  • Une rente de 34 muids à l’autel de Goreux.
  • Plusieurs autres rentes.

Le total s’élève à 189 muids de redevances annuelles.

Lantremange sera dédommagée

Le 20 octobre 1580, DE LANTREMANGE Godefrin produit une attestation de la Cour de Justice du village pour les dommages subis pendant la guerre.

Christian Boux, Echevin (Lantremange – Stavelot – Malmedy)

Le 10 juin 1575, le Mayeur de Lantremange, BOUX Christian, est nommé échevin à la Cour de Justice du lieu, suite au décès de HUBAR Amele, dit « Miélis ».

Cette nomination est effectuée par l’abbé de Stavelot-Malmedy sur base d’une liste de 3 noms transmise par les échevins de Lantremange.

Contestation foncière à Lantremange

Le 22 avril 1552, une contestation de biens fonciers situés à Willinne (dépendance de Berloz), entre NYES Marcellis et les frères, FRADEHINE Godefroid et FROIDEHINE Hendrick de Hasselt, est jugée à Lantremange. Les frères FRADEHINE sont déboutés.

Ils en appellent à la Cour de Malmedy. Aussitôt, le Conseil Ordinaire de Liège émet un mandement qui déclare incompétente la Haute Cour de Malmedy.

La Cour scabinale de Lantremange

En juin 1533, la Cour de Justice de Lantremange rend une décision. GODEFRIN Jean est Mayeur et échevin. Trois échevin signent à la « Loi de Liège » et trois autres à la « Loi d’Aix ». Un seul échevin est « aux deux lois ».

La Cour scabinale de Lantremange est donc partagée suivant les deux lois.

Jean Godefrin assigne Thibaut Proidhomme (Lantremange)

En 1512, le nouveau Mayeur abbatial de Lantremange, GODEFRIN Jean, intente une action contre PROIDHOMME Thibaut, devant l’Official de Liège, pour faire examiner ses titres seigneuriaux.

La rente du valet de chambre (Hemricourt – Lantremange)

louis de bourbon prince-évêque de liège

louis de bourbon prince-évêque de liège

Le 16 juillet 1468, le Prince-Evêque de Liège, DE BOURBON Louis, dispose d’une rente sur les Seigneuries de Hemricourt et de Lantremange, saisie à RENCHON Jean LE CUVELIER, en faveur de DE LA MOLIERE Robert, valet de chambre du Duc DE BOURGOGNE.

Jean Renchon, victime de la « Paix d’Oleye »

Le 10 septembre 1466, lors de la « Paix d’Oleye », RENCHON Jean LE CUVELIER est livré comme otage au Duc DE BOURGOGNE et ses biens sont confisqués.

Aux jours de colère et de calamités pour la Cité et le Pays de Liège, RENCHON Jean LA CUVELIER, riche bourgeois, était devenu partisan du fameux DE HEERS Raës, un des chefs de l’opposition au Prince-Evêque, DE BOURBON Louis.

Les droits de Godghaff de Los confirmés (Hemricourt – Lantremange – Bleret)

En 1457, DE LOS (DE LOOZ ?) Godghaff voit ses droits, sur les Seigneuries de Hemricourt et de Lantremange, ainsi que sur l’avouerie de Bleret, confirmés par la Cour féodale de DE BOURBON Louis.

La « Loi de Liège » en application à Lantremange

En 1445, la « Loi de Liège » est bien en application à Lantremange, au côté de la « Loi d’Aix », malgré les termes de la « Concordia Amicabilis » du 12 mars 1300.

Par l’introduction de sa Loi dans la Justice de Lantremange, le pouvoir liégeois a réalisé un empiètement substantiel, qui servira d’autres desseins. Sans doute, pour l’instant, la Loi de Liège ne s’applique encore qu’aux droits et propriétés du nouveau Seigneur, mais par une extension progressive, elle va s’infiltrer dans d’autres secteurs de la vie juridique et économique de la communauté de Lantremange.

La volonté d’usurpation ne se limite pas au seul village de Lantremange, ni à la Principauté liégeoise. Parmi les voisins de Stavelot-Malmedy, Cologne, Aix-la-Chapelle, les Ducs de Luxembourg et de Limbourg, participent à « la curée ». La petite Principauté ardennaise a toujours souffert de l’absence d’une force armée capable de défendre son droit.