Libération « chahutée » de Waremme

Le 6 août 1944, Waremme est libérée.

L’Hôtel de Ville est envahi par des Résistants du Front de l’Indépendance (F.I.) qui veulent démettre et incarcérer pour collaboration le bourgmestre. A leurs yeux, JOACHIM Guillaume n’a pas rempli son devoir et, selon la rumeur, il aurait fait preuve de complaisance envers l’ennemi, dans le cadre de sa participation aux réquisitions et aux livraisons de céréales.

Mais cette intervention se heurte à l’Armée Secrète (A.S.) qui entend rétablir à Waremme la situation existant avant le 10 mai 1940. NELIS Gaston est intransigeant: la seul autorité légale à Waremme est le bourgmestre en titre.

Le Front de l’Indépendance (F.I.) déposera une plainte à l’Auditorat Militaire contre les « actes antipatriotiques commis par le maïeur de Waremme »:

  • Il a enseigné la résignation aux femmes qui se plaignaient de ne pas avoir assez de viande.
  • Il a refusé de donner des suppléments de froment.
  • Certains n’ont pas obtenu l’autorisation nécessaire pour rouler en voiture.
  • Il a fait preuve de complaisance avec l’ennemi dans le cadre des réquisitions.
  • Il a vendu les moteurs de l’ancienne centrale électrique de la ville.

L’Auditeur répondra que ces accusations ne sont que des « on-dit » et que le bourgmestre a bien respecté la loi.

Les « profiteurs » et « collabos » au pilori (Waremme)

Les 23 et 24 novembre 1918, la population de Waremme traque les « collabos » et les « profiteurs », ceux qui sont perçus comme s’étant compromis avec l’ennemi ou ayant bâti leur fortune sur le dos de la population.

Cette justice populaire se déchaîne alors que la gendarmerie ne s’est pas encore réinstallée dans la ville. Des maisons sont pillées et du mobilier détruit. Elle ne fera cependant pas de victime.

10 dossiers seront introduits au tribunal des dommages de guerre pour obtenir des indemnités, dont le dossier « DOYEN »

Les Poilus arrivent à Waremme (France)

Le 23 novembre 1918, les Français arrivent à Waremme. Ils défilent, au son de la fanfare, de la Place de la Gare jusqu’à la Porte de Liège.

Durant leur présence à Waremme, ces « Poilus » vont se montrer particulièrement « assoiffés » et surtout très « galants ».

Exposition à l’Hôtel de Ville (Waremme)

Le 6 septembre 1984, l’exposition « 74 ans d’histoire et d’histoires au travers des couvertures du Pourquoi Pas », est inaugurée à l’Hôtel de Ville de Waremme. La manifestation est organisée dans le cadre des commémorations du 40ème anniversaire de la libération de la Hesbaye.

Le rédacteur en chef du magazine est SCHEPMANS Jacques.

Exposition à Geer

Le 1er septembre 1984, l’exposition « souvenirs des deux guerres » est inaugurée à l’administration communale de Geer. La manifestation est organisée dans le cadre des commémorations du 40ème anniversaire de la libération de la Hesbaye.

Le bourgmestre de Geer est DABOMPRE Freddy.

Des anniversaires en pagaille (Waremme – France)

Le 10 septembre 1989, les festivités se poursuivent à Waremme. Une réception est organisée à l’hôtel de ville pour commémorer:

  • Le 45ème anniversaire de la libération de la Hesbaye
  • Le bicentenaire de la Révolution française
  • Le 10ème anniversaire du jumelage avec Gerardmer

Des Américains seront logés à Waremme

Le 22 novembre 1944, le bourgmestre de Waremme signale à l’autorité américaine, casernée à Tongres, les locaux susceptibles d’abriter des troupes.

Les locaux disponibles sont les suivants :

  • Une partie du château de Longchamps.
  • La salle de danse Moermans, rue de Sélys (environ 50 m2)
  • La salle Loix , rue de Petit-Axhe
  • Une salle de 200 m2 au collège Saint-Louis
  • Deux salles, de 100 et 200 m2, au café « Le Métropole »
  • Le cinéma « Les Variétés (200 m2)
  • La salle de gymnastique (200 m2) et la salle des fêtes (200 m2) de l’Ecole Moyenne de l’Etat
  • La propriété COEN Dominique, rue du Marché (60 m2)
  • Le réfectoire des Usines « Moës » (100 m2)
  • Quatre classes de l’école communale de Longchamps
  • Le restaurant (20 m2), le garage (25 m2) et la salle pour pigeons (30 m2) de l’Hôtel Laval
  • L’étage de la maison de RENIER Théo (30 m2), avenue Reine Astrid.

En septembre 1944, il y a un camp de prisonniers allemands à Waremme

En septembre 1944, des prisonniers allemands sont internés dans un camp, installé dans les prairies formant le coin des rues de Sélys et de Berloz (église paroissiale actuelle).

Ce camp est constitué d’un ensemble de tentes et d’abris divers, entouré de barbelés, violemment éclairé par des projecteurs la nuit et arborant les signes de la convention de Genève. Des sentinelles américaines veillent.

De temps en temps, les captifs sortis du camp transportent du matériel et des munitions ; ils déblaient les décombres ou entretiennent les routes. On les voit avancer cinq de front, calot sut la tête et longue capote. Quelques uns ont des pelles en main. Des gardiens, dont certains ont le fusil pointé vers le sol, les surveillent en se plaçant sur des endroits élevés.

Waremme est libérée

Le 7 septembre 1944, vers 15 heures, le premier véhicule du 82ème bataillon de Reconnaissance de la 2ème Division blindée US, commandé par le lieutenant DOSSEY Charles, entre dans Waremme en venant de Berloz.

Il descend l’avenue Reine Astrid sous les acclamations de la foule et fait sa jonction avec le 113ème Cavalery Group, qui débouche de la rue de Huy.

Ces véhiculent stationnent place du Roi Albert 1er, dans la rue Joseph Wauters et dans la rue Hubert Stiernet. Les Américains distribuent des bâtons de chocolat, des chewing-gums, des cigarettes (on découvre les premières « Chesterfield » et les premières « Camel »). Des jeunes filles et des dames grimpent sur les véhicules pour embrasser ces soldats couverts de poussières. C’est la liesse !

Après une demi-heure de repos, la colonne américaine se remet en marche. Le défilé des troupes américaines à Waremme se poursuivra plusieurs jours.