Le 2 novembre 1746, le major Comte D’ESTERHASY, commandant un régiment de hussards autrichiens, vient prendre ses quartiers d’hiver dans la ville et ne la quittera que vers le 12 avril 1747.
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Il n’y a plus grand-chose à piller à Waremme
Le 18 juillet 1746, une avant-garde, commandée par le comte DE GASCO, vient camper à Waremme. Peu de jours après, arrive le Prince DE LORRAINE Charles, accompagné du Comte DE GLOES. Ils ont les larmes aux yeux de voir cette pauvre ville sans magasin. Leurs troupes prennent le nécessaire dans la campagne avoisinante.
Des prisonniers sont enfermés dans l’hôtel de ville (Waremme)
Le 9 octobre 1678, le Comte DE NASSAU vient camper à Waremme avec sa suite. Il amène avec lui 160 prisonniers qui sont logés à l’Hôtel de Ville, sous la garde de plusieurs soldats. Il restera à Waremme durant 1 mois.
Assassinat du bourgmestre de Liège
Albert De Barbanchon, avoué (Waremme)
Le 20 avril 1623, le haut, puissant et illustre seigneur Albert, Prince de Barbanchon et d’Aremberg, Comte d’Aigremont et de la Roche en Ardenne, Vicomte de Dave, Baron de la Buissière, seigneur de Soy, Pair du Hainaut, haut-avoué de Hesbaye et de la ville de Mons, chevalier de l’Ordre de la Toison d’Or, fait relief de la seigneurie de Jeneffe et de l’avouerie de Waremme.
Le relief est une prestation financière due au seigneur, par l’héritier du vassal défunt ou par un acheteur, en échange de l’investiture du fief. Le vassal paye pour « relever » le fief
du mort ou du vendeur. Normalement égal à une année de revenu net, le relief est lourd en soi. […] Il devient intolérable lorsque les successions sont raprochées par plusieurs morts consécutives ».
Les filles de Henri de Barbançon châtelaines de Waremme
Le 29 octobre 1615, les nobles demoiselles, DE BARBANCON Marie et DE BARBANCON Bonne, Vicomtesses de Dave,
- filles de DE BARBANCON Everard et de la Comtesse D’OOSTFRIZE Louise
- petites-filles du Chevalier DE BARBANCHON Henri, seigneur de Monjardin, et de D’OINGNY Bonne,
relèvent la châtellenie de Waremme. (Relever ou faire relief est le fait, pour un héritier d’un vassal défunt, de verser une somme d’argent à son seigneur en échange de l’investiture du bien. Le vassal paye pour « relever » le fief du mort. Normalement, cette prestation financière est égale à une année du revenu net du fief. Le « relief » est donc lourd.)
Les Etats de Liège viennent à la rescousse de Waremme
En 1605, devant une nouvelle menace espagnole, les Etats de Liège reprennent les armes et groupent de fortes milices sur les rives du Geer, frontière naturelle de la Hesbaye, plus facilement défendable. Cette présence de combattants, bien décidés à faire payer durement les injustices commises, incite le Comte SALAZAR, commandant des troupes ibériques, à s’écarter de nos régions.
Les arquebusiers remplacent les arbalétriers (Waremme)
En 1576, un mandement du conseil privé du Prince-Evêque de Liège, DE GROESBECK Gérard, autorise l’établissement d’une société d’arquebusiers dans la ville de Waremme, en remplacement de la Confrérie d’archers, qui utilisait, jusque-là l’antique arbalète.
Texte du mandement:
« Gérard de Groesbeck, par la grâce de Dieu, évesque de Liège, duc de Builhon, comte de Looz, marquis de Franchimont, etc …, à tous ceux qui ces nos présentes lettres verront et orront, salut.
Savoir faisions, comme d’anchienneté a, en nostre ville de Waremme, esté instituée une compaignie et confrairie d’archiers et de l’arc à la main, soubz certains articles, conditions et privilèges, laquelle compaignie pour le temps qui court et pour, selon les occurrences, en avoir et tirer plus de service, l’on désireroit muer et changer en société des harquebisiers, et y prendre en employer gens exercités à la harquebuse, s’il nous plaisoit ad ce octroyer et interposer nostre consentement et auctorité, nous requérant de ce bien instamment;
pour ce est-il que nous, ce que dit est considéré, désirant le bien et la seureté de nos pays et sujetz, et que iceux en honneste exercice, plus tôt (qu’) en autres occupations s’employent et passent le temps, ayant fait examiner fait examiner les précédentes institutions susdites par lesquelles ces présentes nos lettres sont transfixées, avons consenti et accordé, consentons et accordons par ces présentes, que ladite compaignie d’archiers se change et soit transmutée en confrairie des harquebisiers, et, en lieu de l’arc à ma main qu’ils soloient exercer, ils prendent et s’exercent au trait de l’harquebuse, soulz toutes telles concessions, grâces, privilèges et immunitez que contiennent et portent lesdites lettres de première institution, icy annexées comme dit est.
Et sera en outre chacun, par les roy, gouverneurs et jurés de ladite confrairie admis et enrôllé en ladite compaignie, tenu premièrement et avant tout de faire et prester le serment sur saintes Evangiles, qu’il est et demeurera bon et obéyssant filz et subjet de nostre mère sainte-Eglise catholique et romaine, et ne se donnera à nulle autre foy, religion et créance que celle que, dès son institution et jusques à présent a tenu et tient ladite Eglise catholique et romaine.
En outre, que, à toute semonce, il sera prest et obéyssant, en deues armes et équipaige, à nous, nos successeurs évesques et princes de Liège, leurs baillitz et officiers de Hasbaingne, mayeurs de nostredite ville de Waremme, leurs lieutenantz, substitutz ou austres, telz que de part nous ou nos successeurs ilz pourriont estre députez, pour divertir tout mal, dangiers et emprinses, des pays et princes de Liège susdits, avancer et promover leur bien, honneur et proufit, assister lesdits officiers et chacun d’iceux, en estantz requis, en toutes appréhensions, saisies, détentions et garder à tous criminelz, malfaiteurs, vagabonds et autres méritans appréhension ou faisans foulles et dommaiges en nosdits pays et subjetz manas et inhabitans de nostredite ville et appartenances d’icelle.
Avons aussy telz que seront receuz et admis desdites compaignies et confrairies réciproquement prins et accepté, prenons et acceptons par ces présentes en nostre singulière protection et sauvegarde, défendant bien par exprès à tous et chacun, soyent nos subjetz ou autres, que auxdits confrères, compaignons et harquebusiers, ne à aucun d’iceux, aux jardins , déduitz et exercice de ladite harquebuze et en l’accomplissement du surplus de leursdits devoirs, ilz ne donnent ou fassent quelque empeschement ou destourbier en aucune manière, à peine d’estre chastiez et punis comme contraventeurs et infracteurs de sauvegarde, sans aucun part ne dissimulation; car nostre plaisir est tel.
La Confrérie Saint-Sébastien des Archers de Waremme dispose d’un local à l’étage de l’Hôtel de Ville.
Arnould de Berlo est vaincu par les troupes d’Everard de la Marck (Waremme)
En avril 1489, le chevalier DE BERLO Arnould, seigneur de Sclessin, comte d’Hozémont et voué d’Ougrée, par ailleurs conseiller et ami intime du Prince-Evêque DE HORNES Jean, arrive à Waremme avec ses troupes. Il part à la tête de ses hommes à la rencontre de DE LA MARCK Everard par la porte de Saint-Trond. L’affrontement à lieu sur le chemin de Saint-Trond, près de Waremme. Les troupes de DE LA MARCK Everard sont supérieures en nombre et DE BERLO Arnould est tué.
Les Compagnons de la Verte Tente (Liège – Hesbaye)
En 1466 et 1467, les Compagnons de la Verte Tente, nom donné à des bandes errantes de partisans opposés à l’Evêque de Liège DE BOURBON Louis (1456 – 1482), mènent des actions de guérilla dans les campagnes du Comté de Looz, de la Hesbaye et des régions de Huy et de Dinant. On les désigne également sous le nom de « couleuvriniers », la couleuvrine étant leur arme favorite.




