Baudouin 1er de Jeneffe devient châtelain de Waremme

En 1230, à la demande du Légat du Pape, le Cardinal-Diacre OTTON, le Prince-Evêque de Liège, D’EPPES Jean, concède la châtellenie de Waremme en fief à DE JENEFFE Baudouin. Il s’agit peut-être (?) d’un geste de reconnaissance, pour le rôle joué par Baudouin dans l’arrestation du Comte D’ALTENA D’ISENBERG, le meurtrier de l’archevêque de Cologne, DE BERGHES Englebert, en 1225.

DE JENEFFE Baudouin rend hommage au Prince-Evêque de Liège et promet, sur la foi, que son successeur ne se marierait pas en dehors de la famille allodiale de l’Eglise de Liège (pour que le domaine reste un fief du Prince-Evêque ?). Ses frères, D’OREYE DE JENEFFE Arnould et DE LIMONT DE HERBAIS Robert, sont donnés comme garants de cette promesse.

DE JENEFFE Baudouin 1er est le premier châtelain de Waremme connu. Il le restera jusqu’en 1248. En acquérant la châtellenie, Baudouin acquiert le droit de percevoir la dîme à Waremme.

(Entre 1078, date de la donation du domaine par ERMENGARDE au Prince-Evêque de Liège, et 1229, le domaine de Waremme était probablement exploité par un avoué, au nom du Prince-Evêque).

Waremme est incendiée par le Duc Henri 1er de Brabant

Henri 1er Duc de BrabantEn 1213, lors de la guerre de succession du comté de Moha, Waremme est incendiée par le Duc DE BRABANT Henri Ier, et ses biens pillés. Les habitants sont dispersés. Henri Ier est surnommé Henri « Le Guerroyeur ». Cependant, le château, bien gardé, résiste à ses efforts.

Quelques jours plus tard, le 13 octobre 1213, les troupes brabançonnes seront écrasées par l’armée du Prince-Evêque de Liège, DE PIERREPONT Hugues, à la bataille connue sous le nom de « Warde de Steppes ».

Une châtellenie au 12ème siècle

Une châtellenie, avant la fin du 12ème siècle, c’est un ressort territorial commis à la garde d’un châtelain.

Otton de Duras habite le château de Waremme

Vers 1110 (?), Waremme est le quartier général de DE DURAS Otton, fils de DE DURAS Gislebert, qui en habite le château. (L’avouerie de Waremme doit donc avoir été confiée aux Comtes DE DURAS). Le château est plus imposant que l’église. Ses portes sont lourdes et massives.

Henri de Durbuy, avoué de Waremme

En 1078, lorsque la Comtesse ERMENGARDE donne à l’Eglise de Liège une bonne partie de ses biens, elle désigne le Comte DE DURBUY Henri comme avoué. Il doit s’engager par serment à ce que lui ou son successeur rende le château de Waremme, s’il ne respecte pas les dispositions qu’elle vient de prendre. (Il décèdera après 1097).

Ermengarde fait don de l’alleu de Waremme au Prince Evêque de Liège

Le 5 février 1078, la Comtesse ERMENGARDE fait don de l’alleu de Waremme à l’évêque de Liège, DE VERDUN Henri.

L’alleu de Waremme comprend le château de Waremme, 86 manses totalisant 1032 bonniers de terre (une manse équivaut à 12 bonniers et 1 bonnier équivaut environ à 1 hectare), 5 moulins, 6 brasseries et 815 vassaux qui forment, probablement, toute la population de la localité à cette époque. Des 1032 bonniers, 240 sont encore couverts de forêts.

Au 11ème siècle, Waremme est donc déjà une grosse bourgade agricole. Un bonnier équivalant environ à un hectare, on peut en déduire que le domaine d’ERMENGARDE à Waremme s’étend sur plus de 1.000 hectares (soit environ 70% de la commune de Waremme avant la fusion des communes).

En compensation de cette donation, l’Évêque lui assure l’usufruit de 2 fermes (à Frère et à Alken), la première prévôté qui deviendra vacante, une prébende de 30 livres dans chaque monastère.

La charte de donation révèle que la Comtesse ERMENGARDE et le Prince-Evêque DE VERDUN Henri voulaient être inhumés au même endroit (« … in loco illo ubi communiter voluerimus requiescrere … »), mais ce ne sera probablement pas le cas !

Peu de temps après cette donation, la Comtesse entrera en religion.