Le 10 août 1255, les Rebelles Hutois au Prince Evêque de Liège, DE GUELDRE Henri, sont écrasés entre Antheit et Vinalmont par les troupes fidèles au Prince, commandée par le Comte DE JULIERS. Comme condition de paix, le parti des vaincus est contraint de reconstruire les différents châteaux qu’ils ont détruit, dont celui de Waremme et de payer les frais de cette guerre.
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Le château de Waremme est incendié par les Hutois
En l’an 1255, lors de la guerre entre les partisans du Prince-Evêque DE GUELDRE Henri et ceux de DE DINANT Henri, la garnison de Waremme fait prisonnier un Hutois. Pour le libérer, ses compagnons mettent Waremme à sac, commettent les plus affreuses violences dans la ville et réduisent en cendres le château.
Libert Butor de Jeneffe hérite de la châtellenie de Waremme
En (?), le fils de DE JENEFFE Bauduin Ier, dit « Le Vieux », DE JENEFFE Libert Butor, hérite du seigneuriage de Jeneffe et de la châtellenie de Waremme. (A la suite du mariage de sa fille unique, la Seigneurie de Jeneffe quittera le patrimoine de sa famille).
Bauduin 1er de Jeneffe, Châtelain de Waremme
En 1230, DE JENEFFE Bauduin Ier, récemment investi de la châtellenie de Waremme par l’Eglise de Liège, doit se soumettre à une règle : promettre de choisir une « feminam de Casa Dei et beati Lamberti » comme épouse pour son fils aîné.
Baudouin 1er de Jeneffe devient châtelain de Waremme
En 1230, à la demande du Légat du Pape, le Cardinal-Diacre OTTON, le Prince-Evêque de Liège, D’EPPES Jean, concède la châtellenie de Waremme en fief à DE JENEFFE Baudouin. Il s’agit peut-être (?) d’un geste de reconnaissance, pour le rôle joué par Baudouin dans l’arrestation du Comte D’ALTENA D’ISENBERG, le meurtrier de l’archevêque de Cologne, DE BERGHES Englebert, en 1225.
DE JENEFFE Baudouin rend hommage au Prince-Evêque de Liège et promet, sur la foi, que son successeur ne se marierait pas en dehors de la famille allodiale de l’Eglise de Liège (pour que le domaine reste un fief du Prince-Evêque ?). Ses frères, D’OREYE DE JENEFFE Arnould et DE LIMONT DE HERBAIS Robert, sont donnés comme garants de cette promesse.
DE JENEFFE Baudouin 1er est le premier châtelain de Waremme connu. Il le restera jusqu’en 1248. En acquérant la châtellenie, Baudouin acquiert le droit de percevoir la dîme à Waremme.
(Entre 1078, date de la donation du domaine par ERMENGARDE au Prince-Evêque de Liège, et 1229, le domaine de Waremme était probablement exploité par un avoué, au nom du Prince-Evêque).
Waremme est incendiée par le Duc Henri 1er de Brabant
En 1213, lors de la guerre de succession du comté de Moha, Waremme est incendiée par le Duc DE BRABANT Henri Ier, et ses biens pillés. Les habitants sont dispersés. Henri Ier est surnommé Henri « Le Guerroyeur ». Cependant, le château, bien gardé, résiste à ses efforts.
Quelques jours plus tard, le 13 octobre 1213, les troupes brabançonnes seront écrasées par l’armée du Prince-Evêque de Liège, DE PIERREPONT Hugues, à la bataille connue sous le nom de « Warde de Steppes ».
Une châtellenie au 12ème siècle
Une châtellenie, avant la fin du 12ème siècle, c’est un ressort territorial commis à la garde d’un châtelain.
Construction d’un Château (Berloz)
Vers 1180, un complexe castral (forteresse ?) est construit à Berloz.
Otton de Duras habite le château de Waremme
Vers 1110 (?), Waremme est le quartier général de DE DURAS Otton, fils de DE DURAS Gislebert, qui en habite le château. (L’avouerie de Waremme doit donc avoir été confiée aux Comtes DE DURAS). Le château est plus imposant que l’église. Ses portes sont lourdes et massives.
Les « Mottes » de Hesbaye au 11ème siècle
Si ERMENGARDE a disposé d’un vaste domaine à Waremme, d’autres Seigneurs possèdent également des domaines sur le plateau hesbignon. Ils élèvent des « mottes » : des donjons de charpente, puis de pierre, dressés sur des levées de terre en forme de cône tronqué, d’une hauteur de 3 à 20 mètres, de 40 à 110 mètres de côté, entourés d’un fossé ou d’une palissade et parfois reliés à une église. Ces donjons servent de tour de guet et d’habitation seigneuriale. C’est ainsi que le château de Fallais est élevé sur les bords de la Mahaigne par les Seigneurs de Beaufort. La basse-cour abrite les bâtiments agricoles et artisanaux, et l’habitat du « commun ». Beaucoup de « mottes » sont donc un facteur de regroupement des habitations et ont peut-être même contribué, avec l’église, à fixer les villageois. Certaines d’entre elles ont été à l’origine de villes que les historiens appellent « bourgs castraux ». Waremme est un de ces bourgs.