Les Jardins de la Sucrerie (Remicourt)

les jardins de la sucrerie

les jardins de la sucrerie

En octobre 2016, la société « Thomas & Piron » annonce son projet de construire 22 maisons et 6 immeubles à appartements (48 appartements), sur un terrain de 2,5 hectares, situé entre la rue de Pousset, la rue Jules Mélotte et le Delhaize, à Remicourt. Ce nouveau quartier portera le nom « Les Jardins de la Sucrerie ».

Le prix moyen d’une petite maison, terrain et taxes compris, devrait s’élever à 200.000 euros.

Le gestionnaire du projet est VAN DEN HASELKAMP Gaëtan.

Journées du Patrimoine à Waremme

Les 10 et 11 septembre 2016, les 28èmes Journées du Patrimoine sont organisées à Waremme, sur le thème « 1900, la Belle Epoque ». Des expositions d’objets, de documents et de photos sont proposées en différents lieux de la ville. Des panneaux explicatifs et des guides éclairent les visiteurs sur différents sujets.

A la Bibliothèque Pierre Perret

Accès à l’eau

  • Le Geer et le paysage
  • L’hygiène
  • Les fontaines de Waremme
  • Les pompes publiques

Croyances populaires

  • Soigneurs et guérisseurs
  • Les saints protecteurs
  • Les « porte-bonheur »

 

A l’Eglise Saint-Pierre

Religion catholique

  • La paroisse
  • Les églises
  • Le petit patrimoine religieux
  • Les fêtes religieuses
  • La procession

 

A l’Hôtel de Ville

Physionomie de Waremme

  • Les remparts et le « Nouveau Quartier »
  • L’éclairage public
  • La démographie
  • L’architecture
  • Les Villas

 

A la Justice de Paix

Agriculture et vie quotidienne

  • Les techniques agricoles
  • L’agriculture à Waremme
  • L’organisation du travail
  • Le travail des enfants
  • Les fêtes agricoles
  • La pauvreté
  • La betterave

Industries et commerces

  • L’industrie du sucre
  • L’industrie agricole et la motorisation
  • Les moulins
  • Les industries de la boisson
  • Les petites industries et l’artisanat
  • Le commerce

 

A l’Institut Notre-Dame

Ecoles

  • L’enseignement officiel
  • L’enseignement libre
  • La vie scolaire au quotidien
  • L’éducation des adultes

 

Au Syndicat d’Initiative de Hesbaye

Loisirs

  • Les cafés
  • Les fêtes populaires
  • Les compétitions traditionnelles
  • Les jeux d’enfants
  • Les sports
  • Les arts

 

A la Poste

Moyens de communication

  • Le train
  • Le vicinal
  • La poste
  • Le téléphone
  • Les routes
  • « Comment se déplaçait-on au début du 20ème siècle »

 

Traité belgo-italien sur le charbon

Le 23 juin 1946, les gouvernements belge et italien signent le « Traité belgo-italien sur le charbon » (minatori/carbone), à Rome.

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, l’Europe se relève péniblement des conséquences du conflit. Il faut faire face aux nombreux défis liés à l’économie. En Belgique, la main d’oeuvre manque. C’est pour répondre à ce besoin que ce traité est conclu.

Afin de gagner la « bataille du charbon », l’accord prévoit l’envoi de 50.000 travailleurs italiens dans les mines belges, contre la fourniture à l’Italie de plusieurs millions de tonnes de charbon annuelles.

La très grande majorité de ces travailleurs provient des régions déshéritées de la péninsule (Abruzzes, Pouilles, Sicile, Vénétie, …). Les conditions d’accueil (comme le logement) sont rudes pour ces immigrants. Les conditions de travail sont pénibles et conduiront à des drames.

Des logements sociaux à Waremme

En 1949, LEBURTON Edmond crée la société de logements sociaux « Le Home Waremmien », à Waremme.

Le but des autorités communales est de promouvoir l’expansion de la ville et de lui amener la prospérité. Pour le réaliser, elles estiment qu’il faut que la population soit en augmentation constante. A leurs yeux, une politique systématique de construction d’habitations peut seule provoquer une progression du nombre d’habitants.

Les habitations de Waremme

En 1842, il y a 300 habitations à Waremme (1570 habitants). Elles se répartissent comme suit:

  • Waremme (ville): 202
  • Froidbise: 1
  • Hartenge: 13
  • Longchamps: 50
  • Mouhin: 12
  • Petit-Axhe: 20
  • Saint-Eloi: 1
  • Walkin: 1

Elles sont construites en pierres et en briques, à l’exception de quelques-unes en bois et en argile. Elles sont couvertes, les unes en ardoises, les autres en tuiles et les dernières en paille.

Plan d’aménagement communal (Waremme)

En janvier 1959, le conseil communal de Waremme réfléchit à l’établissement d’un plan d’aménagement pour éviter les constructions anarchiques et assurer un développement harmonieux de la ville.

Construction de logements sociaux (Waremme)

En décembre 1950, les travaux de construction de 90 logements sociaux sont entrepris, à Waremme, notamment en bordure de l’avenue du Prince Régent et de l’avenue de la Résistance, nouvellement créées.

La Terre tremble à Waremme

Le 23 février 1828, vers 8h15, un tremblement de terre de 4 à 5 secondes secoue Waremme. De nombreuse cheminées s’effondrent. Deux statues de saints sont renversées dans l’église Saint-Pierre. Les bancs de l’école sont culbutés et les enfants s’enfuient terrorisés. Par chance, il n’y a que des blessés et personne ne perd la vie.

L’église de Berloz est très endommagée.

Portrait de « Mélanie kète di bwès » en 1950 (Waremme)

WAGELMANS Mélanie, dite « Mélanie kète di bwès », naît en 1857 à Corthys, petit village limbourgeois situé entre Waremme et Hannut. D’origine flamande, elle épouse un wallon. Après avoir perdu son mari, elle quitte son village de Crehen et vient s’installer à la rue des Prés à Waremme, le 21 juin 1919.

Durant toute sa vie, elle va conserver les accents de sa langue maternelle, à laquelle elle ajoutera des mots de français et de wallon, pour en faire un langage patoisant tout à fait personnel.

A la rue des Prés, elle habite un ancien baraquement militaire en bois, adossé au talus d’une prairie, non loin des décanteurs de la Sucrerie. Au fil du temps, ce baraquement devient un véritable taudis, d’où s’exhalent des odeurs fétides. Son logement lui sert à la fois de cuisine, de chambre à coucher et de cabinet d’aisance.

Elle survit grâce à une maigre pension de vieillesse, dont elle arrondit le montant d’aumônes de personnes charitables ou de petites sommes de vagabonds de passage qui partagent son lit.

Son sobriquet de « Mélanie kète di bwès » lui est donné par analogie au sexe des hommes, auxquels elle a emprunté la manière de monter à califourchon les chevaux de labour de la Ferme du Moulin, où elle effectue des travaux de temps à autre.

De nature peu exigeante, elle se satisfait d’un rien pour vivre. Elle se nourrit le plus souvent de soupe, que les soeurs des Filles de la Croix lui préparent, de lard, de pain et de lait, dont elle reçoit quotidiennement un cruchon à la Ferme du Moulin. Elle puise l’eau dont elle a besoin dans une mare alimentée par une source.

Un beau jour, les autorités communales de Waremme décident de la placer à l’hospice de Geer.

Elle y meurt, le 28 décembre 1950, à l’âge de 93 ans.

Comment vivent les habitants de Waremme et des villages avoisinants au début du 14ème siècle ?

Vers 1300, les gens de nos villages vivent dans les maisons en torchis de deux pièces avec toit de chaume, les vitres n’existent pas. On s’éclaire, le moins souvent possible, à la chandelle, un coffre en guise d’armoire, un tréteau comme table, des escabeaux comme sièges, une botte de paille comme matelas. Pas de poêle, parfois une cheminée à feu ouvert On s’habille de bure, on se chausse de sandales en écorce et les mieux lotis de sabots. Médecine et pharmacie n’existant pas, on se soigne de tisanes et remèdes improvisés ! Le salaire des serfs, travailleurs de la terre, est maigre. Le dimanche est le seul jour de repos et la pratique religieuse obligatoire.

L’instruction n’existe pas ; à part les gens d’Église, les villageois sont illettrés pour la plupart.