La Vie d’une travailleuse dans une fabrique de tabac (Waremme)

En 1838, le récit d’une femme qui commence à travailler à la fabrique de tabac :

… « Le premier jour, nous avons été affectées à l’atelier d’écôtage du tabac à mâcher, dans une vaste pièce sombre et peu engageante. Le tabac arrivait à la manufacture, comprimé et séché par ballots de cent kilos. Après décollage, il était humecté, assoupli, aromatisé, dans des bains successifs. Au stade où nous le travaillions, il était noir, poisseux et dégoulinant de jus. Assises autour d’un espace rectangulaire délimité par une barre de bois, devant des caisses noires de jus de chique qui nous servaient de tables, nous retirions à la main la côte centrale des feuilles de tabac, à l’aide d’un doigtier enfilé sur le pouce. Ma première réaction a été : ce n’est pas possible, mais c’est l’enfer ! Tout était humide et sale : le plancher, les tables, nous-mêmes ! La blouse que nous avions apportée (à l’époque on ne nous en fournissait pas) ne suffisait pas à protéger nos vêtements. A la fin de la journée, nous étions complètement imprégnées de jus de tabac. » …

L’arrivée du Chemin de Fer à Waremme

En 1838, un évènement va bouleverser la vie de Waremme : l’arrivée du Chemin de Fer.

Trois ans après l’inauguration de la première ligne de Chemin de fer continentale Bruxelles – Malines (20 kilomètres), le 5 mai 1835, le Chemin de Fer arrive à Waremme. Il faudra quatre années supplémentaires pour que la ligne arrive à Liège. Cette ligne va sortir progressivement la région de son isolement.

La gare de Waremme est construite. L’achat du terrain de 1,50 hectare et les constructions coûtent 30.784 francs. Au départ, la gare s’élève à l’écart de la localité, au milieu d’un vaste ensemble de prairies qui la sépare du hameau de Longchamps. Rapidement, elle va attirer industriels et commerçants. Un nouveau hameau va se former à mi-chemin entre la porte de Huy et Longchamps, avec deux sucreries, une savonnerie, un fabricant de tabacs, un moulin à vapeur. La place, devant la gare va porter le nom de « Place des Fabriques ».

A quoi ressemble Waremme ?

Avant 1838, aucune route, aucun chemin empierré n’arrive à Waremme. Pendant la mauvaise saison, les chemins sont absolument impraticables. Les transports urgents se font le plus souvent à dos de cheval. Pour arriver au centre de la ville, seul pourvu d’un mauvais pavé, les habitants sont obligés d’emprunter des sentiers interdits aux charrois et aux bestiaux.

Le soir, cette circulation est particulièrement incommode et dangereuse, même dans la ville. Faute d’éclairage, il est nécessaire de se munir d’une lanterne. Des tas de fumier sont disposés devant les maisons, dégageant des mares nauséabondes.

Le presbytère est une petite maison humide et délabrée. La caserne de gendarmerie, établie dans l’ancien couvent, est dans un état déplorable. Le bâtiment de l’école n’est pas en meilleur état. Faute de local, les audiences de la Justice de Paix se tiennent dans la salle exiguë du Conseil communal.

Inauguration de la nouvelle gare de Waremme

Le 28 août 1912, les nouveaux bâtiments de la Gare de Waremme, remplaçant ceux construits en 1838, sont inaugurés. Ces bâtiments sont toujours éclairés par des lampes à pétrole, alors que l’électricité inonde déjà les rues de Waremme de lumière.

Démolition de la gare de Waremme

En 1910, la gare de Waremme de 1838 est démolie. On édifie un bâtiment provisoire en bois. Les travaux de construction de la nouvelle gare devraient être achevés en 300 jours, sur des plans de l’architecte bruxellois VERMEULEN Adolphe

La place centrale de Waremme

En 1838, au centre de Waremme se trouve une belle place, plantée d’arbres, sur laquelle donne le local occupé par la Société d’Harmonie.

Frérard, avocat (Waremme – Liège)

En 1838, Maître FRERARD de Waremme est avocat près la cour d’Appel de Liège.

L’Hôtel du Chemin de Fer (Waremme)

En 1838, un ancien relais de diligences, situé rue de la Station à Waremme, est transformé en « Hôtel du Chemin de Fer ».

Joseph-Henri Boussemart, commissaire d’Arrondissement (Waremme)

En 1838, le Député permanent, BOUSSEMART Joseph-Henri, est nommé commissaire de l’arrondissement de Waremme, par arrêté-royal, en remplacement du Baron DE CHESTRET DE HANEFFE Hyacinthe. Il occupera cette fonction jusqu’en 1848.