Doyen renonce à une partie de son dédommagement (Waremme)

En février 1952, suite à la décision de la Cour de Cassation lui donnant pourtant raison, DOYEN annonce son intention de renoncer à une partie des dommages accordés: celle qui correspond aux intérêts accumulés depuis 1918.

Edmond Leburton s’exprime sur « l’Affaire Doyen » (Waremme)

Le 6 mars 1952, le journal « Les Echos de Waremme » publie une intervention de LEBURTON Edmond, à propose de l’Affaire DOYEN », devant le Conseil Communal de Waremme:

 » … Les mobiles qui me guident sont d’un double ordre: préserver le sens de la justice qui reste, quoi qu’on dise, vivace au coeur des foules, et éviter un prélèvement moyen d’un millier de francs sur les ressources de chaque Waremmien. …

Personne ne comprend pourquoi la génération actuelle doit payer les dégâts de 1918, que DOYEN Père a provoqués du chef de son comportement viv-à-vis de l’ennemi. …

Notre cause est juste. Ce jeudi soir, nous serons plus décidés que jamais à la première réunion du Comité d’Action. Notre cause, la cause de tous les Waremmiens, est juste, elle triomphera. … »

Saccage des Etablissements « Doyen » (Waremme – Allemagne – Etats-Unis)

Le 24 novembre 1918, des Waremmiens échauffés par quatre années d’occupation, de frustrations économiques et alimentaires se livrent à une justice expéditive envers ceux qu’ils considèrent comme des collaborateurs économiques.

Les « Etablissements Doyen et Fils » sont vandalisés.

Cette entreprise vend du matériel agricole provenant des Etats-Unis et d’Allemagne. Durant le conflit, elle a poursuivi la vente de moteurs allemands. Les Waremmiens ont vu d’un mauvais oeil la proximité de l’entreprise avec les occupants.

Les dégâts sont évalués à 19.892 francs pour les immeubles et à 291.966 francs pour les « meubles », dont 55.398 francs de vin.

Le Roi consulte (Belgique)

Le 11 novembre 1918, le Roi ALBERT 1er entame des discussions avec différentes personnalités, réunies au château de Lophem, sur l’opportunité de conserver un gouvernement d’unité nationale, ainsi que sur l’adoption du suffrage universel.

Alexis Wauters arrêté (Waremme – Allemagne – Pays-Bas)

Fin 1918, WAUTERS Alexis, le plus jeune frère de WAUTERS Joseph et WAUTERS Arthur, est arrêté. La justice lui reproche, ainsi qu’à son complice PAQUOT Léopold, d’avoir abattu d’innombrables arbres et de les avoir vendus aux Allemands, via un intermédiaire hollandais.

WAUTERS Alexis sera condamné à 20 ans de travaux forcés et PAQUOT Léopold à 15 ans.

Les « profiteurs » et « collabos » au pilori (Waremme)

Les 23 et 24 novembre 1918, la population de Waremme traque les « collabos » et les « profiteurs », ceux qui sont perçus comme s’étant compromis avec l’ennemi ou ayant bâti leur fortune sur le dos de la population.

Cette justice populaire se déchaîne alors que la gendarmerie ne s’est pas encore réinstallée dans la ville. Des maisons sont pillées et du mobilier détruit. Elle ne fera cependant pas de victime.

10 dossiers seront introduits au tribunal des dommages de guerre pour obtenir des indemnités, dont le dossier « DOYEN »

Des Français soignés à Waremme

En novembre 1918, 16 soldats français sont hospitalisés et soignés au Cercle Catholique où la Croix Rouge vient de s’installer, après avoir quitté le Couvent des Filles de la Croix, réinvesti par les religieuses.

Les Poilus arrivent à Waremme (France)

Le 23 novembre 1918, les Français arrivent à Waremme. Ils défilent, au son de la fanfare, de la Place de la Gare jusqu’à la Porte de Liège.

Durant leur présence à Waremme, ces « Poilus » vont se montrer particulièrement « assoiffés » et surtout très « galants ».

Une « Garde Bourgeoise » (Waremme)

Le 13 novembre 1918, le bourgmestre faisant-fonction de Waremme, JOACHIM Guillaume, institue une « garde bourgeoise » pour assurer la sécurité de la population. En effet, la gendarmerie n’est pas encore de retour dans la ville.

Cette garde est composée d’hommes âgés de 21 à 45 ans. En sont exemptés les médecins, les pharmaciens, les prêtres, les religieux, les malades et ceux qui en sont empêchés par leur profession.

Le bourgmestre déclare que ce service est obligatoire et que des peines sont prévues en cas d’absence injustifiée.

Les Allemands « au bout du rouleau » (Waremme)

Le 5 octobre 1918, l’Allemagne formule une première demande d’Armistice. Ses troupes  battent en retraite.