Le 6 septembre 1944, deux compagnies de la 116ème division de Panzers, ainsi que des détachements SS, encerclent le village de Momalle. Les Allemands se répandent dans les rues, entrent dans les maisons et font sortir les habitants. Environ 400 personnes sont regroupées dans l’église du village.
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Nouvel accrochage à Streel
Le 6 septembre 1944, trois Résistants du groupe « Zoro » sont envoyés pour s’assurer que les Allemands ont quitté la ferme de Streel:
- BOEKER Antoine, dit « Constant »
- DETHIER Edmond
- PEILLIEN Jean-Baptiste, dit « Ramuntcho »
Ils sont surpris par les Allemands. BOEKER Antoine parvient à s’enfuir. PEILLIEN Jean-Baptiste est exécuté sur place. Le corps de DETHIER Edmond ne sera jamais retrouvé.
Nouvel accrochage et découverte de corps (Freloux – Streel – Allemagne)
Le 5 septembre 1944, le Résistant du groupe « Zoro », LINCHET Henri, dit « Alexandre », envoie trois de ses hommes à Freloux, pour récupérer une voiture en panne:
- BOEKER Antoine, dit « Constant », qui effectue la réparation
- MASSART Albert, dit « Max », qui fait le guet
- LITTLE Henry, dit « Jim », qui fait le guet
Ils sont attaqués par un véhicule blindé allemand. Ils prennent la fuite en direction de Streel et rejoignent leurs camarades, poursuivis par les Allemands. LINCHET Henri, dit « Alexandre », couvre leur retraite. Il est abattu par une rafale d’arme automatique. RORIVE Jean est fait prisonnier (il sera emmené à Fologne et exécuté), MASSART Albert est blessé (il sera achevé à Otrange). BOEKER Antoine et DETHIER Edmond parviennent à s’enfuir en direction de Fexhe-le-Haut-Clocher.
Les Allemands découvrent les neuf corps de leurs camarades exécutés, dans la ferme de Streel. Ils l’incendient.
Embuscade au « Cheval Blanc » et exécutions (Freloux – Streel – Allemagne)
Le 5 septembre 1944, le Résistant du groupe « Zoro, LINCHET Henri, dit « Alexandre », poste une dizaine de ses hommes en embuscade, au lieu-dit « Le Cheval Blanc », à Freloux, notamment:
- BOEKER Antoine, dit « Constant »
- MASSART Albert, dit « Max »
- PEILLIEN Jean-Baptiste, dit « Ramuntcho »
- LITTLE Henry, dit « Jim »
- RORIVE Jean, dit « Grincheux »
- DETHIER Edmond
- FRANKINET Laurent
- YOUNGBLOOD Jérôme
- …
Ils attaquent un convoi allemand de trois véhicules, venant de Noville. Après un bref combat, les Résistants font huit prisonniers, qui sont emmenés à la ferme de Streel.
Une seconde colonne de véhicules allemands arrive sur les lieux. Ces militaires constatent les traces de l’agression et trouvent des cadavres de leurs compatriotes dans un champ voisin. Ils envahissent le moulin de Momalle, tout proche, le fouille à la recherche des « terroristes », prennent les habitants en otage et incendient les bâtiments.
Un peu plus tard, un camion allemand est encore mitraillé dans la campagne entre Fooz et Freloux. Le chauffeur, blessé, est emmené dans la cour de la ferme de Streel.
Des instructions sont demandées à DERWA Arthur, dit « Zoro », sur le sort à réserver aux Allemands détenus dans la ferme. Il répond qu’il ne faut pas s’embarrasser de prisonniers en ce moment. Ils sont exécutés d’une balle dans la tête et enterrés dans le jardin du fermier.
Jeannne Radoux est de retour (Momalle – Allemagne)
Le 8 mai 1945, RADOUX Jeanne est de retour à Momalle. Après sa libération du camp de concentration de Ravensbruck en Allemagne, elle a séjourné quelques temps dans un hôpital militaire. Elle pèse encore 38 kilos. Ses enfants ne la reconnaissent pas.
Jeanne Radoux à Ravensbruck (Momalle – Allemagne)
En septembre 1944, après avoir été torturée à Liège, RADOUX Jeanne, de Momalle, est emmenée au camp de concentration de Ravensbruck en Allemagne, dans un wagon à bestiaux.
Les Allemands chez Marcel Warnant (Momalle)
Le 18 août 1944, renseignés par LONGREE André, les Allemands investissent la ferme de WARNANT Marcel, rue Haut-Vinâve à Momalle. Elle sert de boîte aux lettres au Résistant DERWA Arthur. Mais les documents compromettants ont été brûlés. Les Allemands emmènent les seules personnes présentes lors de leur intervention: RADOUX Jeanne, l’épouse de WARNANT Marcel, et leur fille, WARNANT Simone (ils relâcheront celles-ci).
Arrestation de Julien Moës (Lamine – Allemagne)
Le 7 août 1944, MOËS Julien, de Lamine, est arrêté par les Allemands. Il est emmené, pieds nus, dans le village, un sac sur la tête pour dissimuler son visage en sang, conséquence des coups reçus lors de son arrestation.
Il sera emmené à la Kommandantur de Huy, puis au siège de la Gestapo à Liège, avant d’être incarcéré à la prison Saint-Léonard.
Il a été dénoncé par LONGREE André, fait prisonnier lors du combat de Lamine, le 16 juin 1944. Ce dernier a révélé aux Allemands qu’une importante cache d’armes était située dans la maison « Moës ».
Mort de Jean Gera (Huy – Hesbaye – Poulseur)
Le 18 août (avril ?) 1944, GERA Jean, dit « Le Français », volontaire au Commando de Résistants « Section Punitive Belge » (SPB), appelé familièrement « Groupe Zoro », dirigé par DERWA Arthur, dit « Arthur », est fusillé à la Citadelle de Huy. Il était originaire de Poulseur.
Arrestation de Camille Colette (Crisnée – Allemagne)
En juillet 1944, le Résistant du groupe « Zoro », COLETTE Camille, dit « le petit Camille », est arrêté par la gestapo au café « PASQUET », à Crisnée. Il décèdera dans un camp de concentration en Allemagne.