Jean-François Boux écrit à ses parents (Hesdin – Bettincourt)

Le 8 novembre 1809, BOUX Jean-François, natif de Bettincourt, soldat au 2ème Régiment de Dragons des Armées Napoléoniennes, écrit à ses parents, de Hesdin, dans le Pas-de-Calais:

« Mon très cher père et ma très chère mère,

Je vous fais bien mes compliments et à mon très cher frère (BOUX Henri-Théodore, réformé pour invalidité), et à ma très chère soeur. Je me porte toujours bien, Dieu merci, et j’espère que vous vous portez tours aussi bien, car quant à moi, je me porte bien. Mon très cher père, j’ai reçu la lettre datée du 3 août avec plaisir, et j’ai reçu la lettre du 24 août, et nous avons reçu la lettre que vous avez renvoyé avec Lacroix d’Oyle. Mes compliments à mon très cher oncle de Bleret et à sa femme, et à ma très chère tante Pétronelle de Waremme. Mes compliments à Arnold Simon (SIMONET Arnold, de Bettincourt, marié à STASSEYN Reine) et à sa femme et à toute sa famille, et à tous les enfants de Lambert Noël et à François Moureau (MOUREAU François, maréchal-ferrant, 50 ans, marié avec 4 enfants) et à toute sa famille et à Joseph Puisseant (PUISSANT Joseph, domestique, 31 ans, marié sans enfant) et à sa femme.

Beaudinet Boux, mon père

Jean-François Boux, votre fils pour la vie »

Il ajoute (ou s’agit-il d’une autre lettre ?):

« La paix est signée avec l’Empereur d’Autriche et avec l’Empereur des Français le quatorze octobre à dix heures du matin. Il y a bien eu de grandes réjouissances dans la ville de Hesdin: cent coups de canon seront tirés sur la côtee pour le faire connaître aux ennemis. Vive l’Empereur, Vive l’Empereur. Rien de nouveau que la paix est signée et conclue avec l’Empereur d’Autriche et l’Empereur des Français et mon très cher père, je vous prie de me renvoyer un peu plus souvent de vos nouvelles. »

Canon belge détruit (Vechmael – Oreye)

Le 11 mai 1940, un char allemand venant de Tongres, qui circule sur la Chaussée Romaine, riposte aux coups d’un canon 4,7 belge, posté dans la campagne de Vechmael près d’Oreye, et en tue les servants.

Explosion du fort de Loncin

Le 14 (15 ?) août 1914, à 17h20, le fort de Loncin est touché par un obus, calibre 420, tiré par un canon à longue portée, appelé par les Allemands « Grosse Bertha » (prénom de la fille du Keyser allemand). Il défonce la voûte de la poudrière et les 12 tonnes de poudre du magasin explosent, pulvérisant le centre du fort. Des coupoles de 39 tonnes sont expulsées de leur alvéole. Les 350 défenseurs de l’ouvrage sont ensevelis sous les blocs de béton, asphyxiés ou brûlés vifs. Le Général LEMAN, commandant de la place de Liège, est grièvement blessé.

Guillaume de la Marck est battu

Le 3 (9 ?) janvier 1483, les troupes de DE LA MARCK Guillaume rencontre l’armée brabançonne de D’AUTRICHE Maximilien, à Hollogne-sur-Geer. C’est le désastre pour les Liégeois. DE LA MARCK Guillaume est forcé de faire la paix, de renoncer à ses ambitions et de reconnaître DE HORNES Jean comme Prince-Evêque légitime.

Cette bataille est l’une des plus sanglantes des guerres médiévales en Hesbaye. Les belligérants y utilisent la couleuvrine, dite « l’arme du siècle »: une sorte de petit canon long et effilé. Après 48 heures de bombardement, le château de Hollogne-sur-Geer est dévasté.

couleuvrine

couleuvrine