Une colonne militaire belge est détruite par les Allemands, à hauteur de Lantremange

Le 11 mai 1940, vers 19 heures, une colonne militaire belge, en retraite, transportant du ravitaillement est détruite par les Allemands, à hauteur de Lantremange.

La colonne débouche sur la Chaussée Romaine en venant de Pousset. C’est le peloton d’approvisionnements du lieutenant LEROI DU VIVIER, qui a reçu l’ordre de gagner au plus tôt Wasseiges, mais qui s’est fourvoyé sur cette route de campagne. Protégé par le peloton de défense anti-aérienne du lieutenant SIQUET, le convoi est constitué d’une vingtaine de véhicules, auxquels il faut ajouter quelques voitures de réfugiés.

Alors que le premier camion de la colonne vire vers Waremme, des blindés allemands, des « Panzers », postés le long de la Chaussée Romaine, au carrefour des « Quatre Abias » ouvrent le feu sur le convoi. En moins d’une minute, cinq véhicules sont incendiés. Les tirs se poursuivent. La compagnie de transport est anéantie. Des véhicules civils, qui la suivent, sont également incendiés. Il y a de nombreuses victimes mort militaires et civiles. Après avoir capturé les rescapés, les chars allemands se retirent vers Mâlpa où les équipages bivouaquent pour la nuit. Les prisonniers sont expédiés à pied vers Oreye, d’où ils partiront vers Tongres, en colonne gardée.

Témoignage de PRESSIA Florent : « Le commandant de la Compagnie belge qui avait bivouaqué la nuit précédente à Pousset donna l’ordre de recharger rapidement les caisses de vivres et de reprendre la route en direction de Waremme. Mais au lieu de se diriger vers Bleret, les camions prirent les routes en direction de Lantremange. Erreur funeste, ils se jetèrent dans la gueule du loup ! Un char allemand était déjà embusqué au lieu-dit « Malpas ». Il tira sur le convoi et toucha cinq camions qui brûlèrent immédiatement. »

La voirie à Waremme et dans les villages avoisinants au début du 19ème siècle

Vers 1800, la voirie est dans un état lamentable. Il n’y a qu’une seule grand-route, celle qui relie Liège à Bruxelles, longeant l’extrémité nord de l’arrondissement de Waremme.

L’ancienne chaussée romaine, qui parcourt le centre de l’arrondissement, est dégradée et impraticable 7 à 8 mois de l’année, à l’exception des communes de Waremme et de Hannut où il existe quelques zones pavées. Toutes les autres localités pataugent dans la boue.

Pendant la moitié de l’année, les transports s’effectuent à dos de cheval et même à dos d’homme. C’est le temps des blatiers et des botteresses. En hiver, la boue rend les chemins impraticables ; en été, ils sont creusés d’ornières solidifiées.

Très isolés, les villages sont desservis par des marchands ambulants qui amènent le nécessaire et emportent les excédents sur les marchés urbains.

La Villa romaine (Waremme – Rome)

Ce n’est pas une simple ferme. Le maître d’une villa est un notable, qui prend possession d’un domaine qui peut parfois s’étendre sur plusieurs centaines d’hectares. Il va l’aménager et y développer l’agriculture, l’élevage, la culture fruitière et maraichère. Pour cela, il va devoir défricher, drainer et irriguer des terrains, curer des fossés, assécher des marais, … Pour ses constructions, il doit installer une briqueterie et une tuilerie. Dans son personnel, il doit y avoir des maçons, des carreleurs, des ardoisiers, des bucherons, des charpentiers, des menuisiers, des charrons, des forgerons, des bourreliers, des potiers, des céramistes, des tisseurs, des tanneurs, des vanniers, … Outre cette main d’œuvre spécialisée, il doit disposer de « manœuvres » pour la constructions de routes, pour extraire les matières premières dans les carrières (sable, silex, marne, …), pour endiguer les cours d’eau, … Il doit également fournir des hommes à l’armée d’occupation. Une villa est donc une véritable agglomération, grouillante d’activité.

Les techniques agricoles sont plus évoluées que celles utilisées par les autochtones : moissonneuse de Buzenol, charrue, attelage à brancards, …).

Une villa est généralement située à proximité d’une route importante (ce qui est le cas à Waremme), ou dans un site privilégié du point de vue défensif. Elle peut servir de relais de poste et de point de ravitaillement aux troupes qui font mouvement.Les plus grandes villas peuvent d’ailleurs disposer d’une garnison pour leur protection.

Principe de l’hypocauste : les pièces de l’habitation sont construites avec un espace vide sous le sol et dans les cloisons. Ces espaces vides sont reliés au toit par plusieurs conduits de cheminées. Un four est situé contre un des murs donnant dans cet espace vide. Lorsque le feu est allumé, de l’eau est chauffée dans un réservoir ; la chaleur et la fumée, produites par le four, sont aspirées sous les sols et dans les doubles cloisons, avant de s’échapper par les cheminées. Du personnel (des esclaves) est chargé de faire fonctionner l’ensemble : apporter le bois, entretenir le feu, remplir le réservoir d’eau, …

Projet d’implantation du magasin « Carton Bike » à Waremme

En août 2012, le magasin de cycles « Carton Bike » projette de s’installer en bordure de la chaussée Romaine, à Waremme, à proximité de la sortie de l’autoroute. Le patron est SCHROEN Peter.

Inondation sur la Chaussée Romaine à Waremme

Le 3 janvier 2012, les intempéries provoquent une inondation au carrefour de la Chaussée Romaine et de la rue du Fond d’Or à Waremme. Une mare de 25 centimètres d’eau stagne sur la route.

La Chaussée Romaine sera réparée à Waremme

Le 28 avril 2011, le ministre LUTGEN Benoit annonce que la chaussée Romaine sera complètement réhabilitée à Waremme, avant l’été. Le budget dégagé est de 300.000 euros.

La Chaussée Romaine est fortement dégradée à Waremme

En mars 2011, la chaussée Romaine à Waremme a terriblement souffert de l’hiver. Les nids-de-poule sont nombreux et constituent de véritables dangers pour les automobilistes.

La Chaussée Romaine restera éclairée la nuit à Waremme

En octobre 2009, le ministre LUTGEN Benoit envisage de supprimer l’éclairage sur les routes régionales wallonnes de 0h30 à 5h30. Certains bourgmestres insistent pour que certains endroits restent éclairés. A Waremme, COEME Guy insiste pour que les ronds-points restent éclairés, ainsi que la Chaussée Romaine.