En 1838, les routes d’accès à la station du Chemin de Fer de Waremme sont difficilement carrossables.
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Le Chemin de Fer prolongé jusque Liège
En 1842, le ligne de Chemin de Fer est prolongée jusqu’à Liège-Guillemins. Cette prolongation a nécessité la construction d’un plan incliné, qui doit compenser une déclivité de 110 mètres entre Ans et le centre de Liège.
Inauguration du premier tronçon de Chemin de Fer en Belgique
Le 5 mai 1835, le Roi LEOPOLD 1er inaugure le tronçon de Chemin de Fer Bruxelles – Malines. C’est la première ligne de Chemin de Fer de l’Europe Continentale.
Les locomotives des convois du jour sont fournies par STEPHENSON et COCKERILL. Trois convois sont constitués. Le premier, constitué de sept voitures « char à bancs », est réservé aux « Corps Constitués ». Il est tracté par la locomotive baptisée « La Flèche ». Elle est conduite par DE RIDDER. Le deuxième, composé de trois wagons « char à bancs » et quatre diligences, est réservé aux ministres, diplomates, sénateurs et députés. Il est tracté par la locomotive baptisée « Le Stephenson ». Le troisième, composé de seize wagon « char à bancs » est réservé aux invités sans fonction officielle, dont STEPHENSON. Il est tiré par la locomotive « L’Eléphant ». Elle est conduite par SIMONS.
La cérémonie se déroule dans une ambiance de fête foraine : tribunes colorées, drapeaux flottant au vent, messieurs en gibus et redingote, dames en grande tenue et chapeau.
La vitesse moyenne des convois est de 32 à 40 km/h.
La liesse générale retombe quelque peu lorsque le convoi royal tombe en panne, par manque d’eau, sur le trajet de retour Malines-Bruxelles.
Début des travaux du Chemin de Fer en Belgique
Le 1er juin 1834, les travaux du premier tronçon de Chemin de Fer en Belgique, sont entamés entre Bruxelles et Malines
L’économie a besoin d’un Chemin de Fer (Liège – Belgique)
Au mois d’octobre 1830, le Comité d’Industrie et d’Agriculture de Liège s’adresse au Gouvernement Provisoire pour insister sur la nécessité d’améliorer les moyens de communication, notamment, par la création d’un Chemin de Fer.
Les nouveaux aménagements de la Gare de Waremme
Le 12 juin 1997, les nouveaux aménagements de la Gare de Waremme sont inaugurés par les représentants de la SNCB et les autorités communales de la ville.
Un nouveau tunnel sous les voies, un nouveau quai le long de la voie vers Bruxelles.
Ce nouveau quai comporte trois accès, par le tunnel sous voies, par le prolongement de la rue de Sélys et par la rue de Huy. Ces travaux s’élèvent à 80 millions de francs belges.
Electrification de la ligne Bruxelles – Liège
En 1954, la ligne de Chemin de fer Bruxelles – Liège est électrifiée. A cette occasion, les cinq passages à niveau, qui coupent les voies sur le territoire de Waremme, sont supprimés. Des passages souterrains et des viaducs sont construits.
Ces passages à niveau étaient, jusque-là, fermés par des barrières actionnées manuellement. Le cheminot chargé de leur manœuvre se tenait dans une cabine surélevée, appelée communément « baraque ».
Déraillement du train « Mitropa », en gare de Waremme
Le 31 août 1944, GAUNE François (ouvrier télégraphiste, chef de secteur, commandant des milices patriotiques pour le Nord de l’arrondissement de Waremme) et les époux DERYDT Alfred et (?) Pauline, membres du Front de l’Indépendance, décident de saboter à nouveau la ligne de chemin de fer, pour faire dérailler le train international D4 « MITROPA », entre le passage à niveau de la râperie de Waremme (PN 18) et le petit pont du chemin de fer vicinal qui enjambe la ligne 36.
Suite à leur échec de la veille, ils décident de tenter une nouvelle fois de provoquer un déraillement pour couper la ligne 36. Mais cette fois, ils se munissent de meilleurs outils. Leur choix s’est maintenu sur le « MITROPA », un train occupé presque exclusivement par des militaires allemands, qui regagnent leur unité, ou des personnes travaillant pour des organisations inféodées à la Wehrmacht. Il arrive cependant que l’on accroche parfois, à l’arrière du convoi, une voiture occupée par des civils belges. Ce train porte le nom de « Mitropa » (contraction de « Mittel » et de « Europa » : c’est le train international qui traverse l’Europe Centrale).
A 21h15, ils se faufilent dans le jardin de LOYAERTS Frans pour atteindre les voies. A nouveau, ils déboulonnent les tire-fonds et retirent des éclisses. Le travail est facilité par les outils mieux appropriés qu’ils utilisent. Ils courbent un rail à l’aide d’un levier, de sorte que les roues du train s’enfoncent dans le ballast, puis replacent les tire-fonds, pour le maintenir dans sa nouvelle position. Ils terminent leur travail vers 23 Heures.
A 23h24, le train arrive à hauteur de la voie sabotée, à une vitesse de 120 km/h. La première locomotive part brutalement vers la gauche, arrache son attelage, laboure la voie latérale, traverse le passage à niveau et va s’immobiliser près de la loge des poseurs de voies. La seconde locomotive accroche le tronçon de voies toujours en place, l’arrache, se couche sur le flanc et s’immobilise contre le talus. Les 6 voitures viennent s’encastrer les unes dans les autres dans un désordre indescriptible. Un wagon passe même au-delà du talus et termine sa course dans la cour de SACRE Maurice.
La catastrophe entraîne la mort de dix Allemands. 65 autres sont blessés. Les deux machinistes belges de la seconde locomotive, MOUCHERON Georges (machiniste-instructeur) et VANSOEL François, perdent également la vie. Les deux machinistes de la première locomotive, VANHOOREN Charles et THYSEN Auguste, s’en sortent vivants. Les quatre hommes sont bruxellois.
Une aide spontanée et efficace du bourgmestre JOACHIM Guillaume, ainsi que de volontaires de la Croix-Rouge, éviteront de terribles représailles allemandes sur la population civile de Waremme.
Deux trains de secours seront acheminés sur les lieux. Le premier, en provenance de Schaerbeek, transportera une grue de trop faible puissance. Aussi, un second convoi, en provenance de Liège, sera acheminé pour déblayer les décombres. Une attaque aérienne retardera les travaux: 4 chasseurs américains P47 Thunderbolth apercevront les panaches de fumée s’échappant des locomotives de secours, stationnées de part et d’autre du MITROPA. En deux passages, ils tireront plus de 1500 projectiles « 50 », qui auront raison de ce matériel, ainsi que des occupants allemands de la seconde locomotive.
La Coopérative « La Justice » fait construire un bâtiment à Waremme
En 1902, la Coopérative « La Justice » fait construire un grand complexe rue Gustave Renier, à Waremme.
Ce complexe (situé au n° 70 actuel), comprend un magasin à céréales et des bureaux.
Le magasin à céréales se prolonge par une boulangerie industrielle, dont les deux grands fours ont une capacité de 200 pâtons chacun. Les pains cuits sont chargés sur de hauts chariots de bois, pour les amener dans un local voisin, au fond de la cour. C’est là que viennent s’approvisionner les camions tirés par des chevaux, pour aller livrer la marchandise dans les villages.
De l’autre côté de la cour se trouve un dépôt de charbon, alimenté par un raccordement au chemin de fer. On y charge le charbon à livrer à domicile, mais les particuliers peuvent également venir s’y approvisionner par petites quantités.
Le prix d’une place d’Ans à Waremme
En 1839, le prix d’une place de chemin de fer, d’Ans à Waremme, coûte selon l’une des 4 classes :
- berline : 1,75 franc belge
- diligence : 1,50 franc belge
- char-à-bancs : 1,00 franc belge
- wagon : 0,50 franc belge
Le transport des effets des voyageurs de Ans à Waremme en chemin de fer, quand il y a plus de 25 kilogrammes, par personne, coûte par 100 kilogrammes 0,80 franc belge.