Vente du retable de l’église (Hodeige)

Vers 1841 (?), le retable en bois sculpté de l’église de Hodeige est vendu, probablement à un antiquaire.

Il a été réalisé sous le pastorat du curé DE MOMALLE Guillaume. Il a coûté 55 florins (monnaie d’or). Il provenait de Léau.

Ce retable en chêne sculpté est peint et doré très finement. On peut y voir un grand nombre de personnages, dont plusieurs à cheval. Des pentures en fer forgé révèlent l’existence de volets.

La bataille de Dammartin

Le 25 août 1325, dans la plaine de Dammartin, les Waroux sont forts de 350 chevaliers, leurs écuyers et de nombreux fantassins. Ceux-ci sont principalement armés de marteaux en bois dur, à deux têtes (armes redoutables pour désarçonner les cavaliers ennemis).

La lutte est sur le point de s’engager lorsque arrivent des nobles liégeois, dépêchés par le Prince-Evêque de Liège, pour prescrire une nouvelle quarantaine. Mais les adversaires sont déjà trop excités par le combat à venir.

Les chevaliers se font face sur une ligne et ont déjà repéré le rival qu’ils veulent affronter. Le châtelain de Waremme, DE DAMMARTIN DE JEHAING DE JENEFFE Guillaume, et Sire DE HERMALLE Henri commencent à s’injurier copieusement, puis se jettent l’un contre l’autre. Une mêlée générale s’en suit. Le Sire DE HERMALLE Henri est occis par DE JEHAING (DE GEHAING) Arnould. Mais sitôt après, lui et son frère Liber Butor tombent, frappés à mort par les CHANTEMERLE, alliés de Waroux.

Lorsque DE DAMMARTIN DE JEHAING DE JENEFFE Guillaume, le châtelain de Waremme, se rend compte que ses deux frères ont perdu la vie, il pousse son destrier « Moreau de Dave » dans les rangs ennemis pour y faire un horrible carnage. Le plus puissant allié des Waroux, le Seigneur DE LANGDRIS, perd également la vie.

Une septantaine de chevaliers hesbignons perdent la vie dans cette bataille (65 du côté Waroux et 4 du côté Awans !).

Remarque: DE DAMMARTIN DE JEHAING DE JENEFFE Guillaume est le descendant de DE GENEFFE Beauduin 1er, premier châtelain de Waremme)

Préparatifs de la bataille de Dammartin

Le 25 (?) août 1325, le châtelain de Waremme, DE DAMMARTIN DE JEHAING DE JENEFFE Guillaume, se prépare à la bataille de Dammartin. Il prend un maximum de précautions pour que les coups ne puissent le transpercer: il se recouvre le corps d’une longue cotte de mailles, renforcée de plaques de fer ceignant tous ses membres, et aptes à parer toutes les percussions les plus violentes des piques, pertuisanes, lances et autres engins pointus analogues. Mais quand il veut enfourcher son fidèle destrier « Moreau de Dave », il doit demander l’aide de deux « solides et rudes gaillards ».

A la remarque qui lui est faite que son poids est nettement exagéré, il répond d’une voix tonitruante: « Or ça, qu’on se taise ! Je vous jure par Dieu et Saint-Georges que s’il a fallu deux piquiers pour me hisser sur Moreau de Dave, il en faudra quatre au moins pour me démonter. A la garde de Dieu et de Saint-Georges ! »

Selon la coutume, des gardes de corps sont préposés à maintenir la bride de Moreau de Dave; cet honneur est réservé à DE TROGNEE Robert et DE HEMRICOURT Thomas. Les deux frères du châtelain de Waremme, DE JEHAING (DE GEHAING) Arnould et (?) Libert Butor, se placent à ses côtés.

Remèdes pour les chevaux (Lantremange)

Vers 1745 (?), un registre de Lantremange comprend les extraits suivants:

  • « Remède pour un cheval qui at de grosses jambes: une once desprix de savon, une once de sel d’armoniaque, deux onces desprix de vins falsifiez, une demij soupinne d’eaux de vie, une demij soupinne de l’hurinne. On peut frotter les jambes du cheval deux foies par jours le matin et le soir.« 
  • « Remède pour un cheval qui at de basses compagnes: pour deux sous de vitriolle, pour deux sous de dolant (dalant ?), pour deux sous de pommes de chêne (comme on dit gaalle appelens en Flament)« 

Fouille de la fosse n° 1 à Momalle

En octobre 1975, DESTEXHE Guy découvre le « site de la Tene » à Momalle.

Lors du tracé d’une route de remembrement, le versant exposé à l’Est de la dépression, parallèle à la chaussée, a été entamé pour adoucir la pente. Une fosse a été effleurée par les engins et son profil est apparu dans le talus de gauche en se dirigeant vers Momalle.

Cette fosse, dite « fosse n° 1 », est plus ou moins circulaire. Elle a un diamètre de 2 mètres et un profondeur de 1 mètre. Les parois sont presque verticales et légèrement incurvées dans la partie inférieure du pourtour Est. Le fond est plat. Sous la couche arable de 25 à 30 centimètres, la fosse est comblée avec du limon gris contenant des charbons de bois. Le fond est tapissé d’une couche compacte de charbon de bois. Dix centimètres au-dessus, les 3/4 de la surface de la fosse sont scellés par une épaisse couche de terre cuite rouge. L’autre partie est fermée par un amas de nodules de terre cuite noire, renfermant 2 mâchoires de cheval. De la poterie est disséminée dans tout le remplissage.

Emile Lahaye, blessé (Crisnée – Namur)

En avril 1940, le soldat LAHAYE Emile, de Crisnée, chargé de ramener des vivres à son unité, voit son cheval s’emballer et son véhicule heurter un camion. Blessé à la tête, il tombe dans le coma. Il est transporté à l’hôpital de Namur.

Quelques prix à Crisnée

En 1892, quelques prix à Crisnée:

  • 1 maçon pour 26 journées: 46 francs 80
  • 1 paletot: 7 francs 80
  • 5 kilos de peinture: 5 francs
  • 1100 kilos de pommes de terre: 99 francs
  • 1 cheval: 450 francs
  • 30 grammes d’opium à la pharmacie: 2 francs
  • 3 kilos de beurre: 6 francs 90
  • 10 litres de pétrole: 1 franc 50

Jean Tassar condamné (Thys)

Le 16 mai 1616, la cour de justice de Thys inflige une amende (une chandelle d’une livre à mettre devant l’image de Notre-Dame) à TASSAR Jean, pour avoir passé dans les grains avec son cheval.

Le docteur Delande (Geer)

En 1919, le vieux docteur DELANDE est installé à Geer. Il visite ses patients avec une petite charrette tirée par un cheval.

Embuscade à Lens-Saint-Servais

En 1281, le chevalier DE JARDEGNEE (DE JARDENEE ?) Vilain tend une embuscade, à Lens-Saint-Servais, au Sire DE HEMRICOURT. Renversé de son cheval, celui-ci n’échappe à la mort qu’en promettant de réconcilier son agresseur avec ses cousins de la famille DE BLEHEN.