Exactions françaises à Hodeige

En 1694, les troupes françaises campent à Hodeige. Des soldats logent dans l’église et y commettent toutes sortes d’excès: ils brisent les armoires de la sacristie, ainsi que la grande porte de l’église. Les fermiers du village, surtout les locataires, sont les plus à plaindre. Ils sont partiellement ou totalement ruinés par le séjour des troupes.

Les Plaids Généraux à Hodeige

Appelé aussi « Assemblement des Manants », il a lieu en plein air, soit sur le pont jeté sur l’Yerne, non loin de l’église, soit sur le cimetière.

Ce pendant, à la fin de l’Ancien Régime, la coutume veut qu’il se tienne en la résidence d’un des deux bourgmestres. En hiver, la communauté y fait feu à ses frais.

La liste des manants présents à ces plaids est consignée dans le registre des délibérations. En cas d’empêchement, le manant doit faire connaître le motif de l’absence. Dans certains cas, la femme peut remplacer le mari.

En cas de scrutin lors de la réunion, on consigne au registre le nom des votants « pour » et « contre ».

Confirmation de donation

Le 18 avril 1192, le Pape CELESTIN XII confirme par une bulle la donation de la dîme des villages de Hodeige, Lamine, Remicourt, Pousset et Bleret au Chapitre de Saint-Paul à Liège, par le Doyen HENRI, avec le presbytariat de l’église de Lamine.

La dîme de Hodeige

En 1182, la dîme de Hodeige, qui ordinairement est un droit seigneurial, n’appartient pas au Chapitre de Saint-Denis, seigneur territorial, mais à celui de Saint-Paul, qui est le collateur de l’église du village.

Mort de l’avoué Nakis (Hodeige)

Le 22 juin 1290, le chevalier NAKIS, avoué de Hodeige, décède à (?). Il sera inhumé dans l’église du village.

Mort de Guillaume Vroninx (Pousset – Hodeige)

En septembre (?) 1696, le curé de Pousset, l’abbé VRONINX Guillaume, décède à (?). La famille VRONINX a sa sépulture dans l’église de Hodeige.

Godefroid Fabry, député (Hodeige – Autriche – Bavière)

En (?) (vers 1570 ?), le Père Franciscain FABRY Godefroid, natif de Hodeige, est envoyé (député) par le Ministre Général (des Franciscains ?) auprès du Prince FERDINAND, Archiduc d’Autriche. Il sera ensuite appelé par le Duc de Bavière GUILLAUME pour enseigner la théologie à l’Université d’Ingolstadt (1581 ?).

Par ses travaux, son zèle et ses vertus, il est l’honneur de l’Eglise et de la république des lettres, ainsi que l’ornement de l’Ordre de Saint-François et de sa Patrie. Il sait manier avec une égale aisance le Latin, le Français, le Flamand et s’en sert dans ses prédictions.

Les écoles de paroisse (Hesbaye)

Au moins depuis le 12ème siècle, les statuts archi-diaconaux du diocèse de Hesbaye imposent aux curés des villes et des villages l’obligation de veiller à ce qu’il aie une école près de leur église et à ce que l’instituteur soit un homme capable (la plupart des instituteurs sont alors des clercs qui remplissent en même temps les fonctions de vicaire ou de sacristain). L’instruction y est gratuite (du moins pour les indigents). C’est la Mense des Pauvres qui doit subvenir aux dépenses de l’école.

Messe anniversaire à Lamine

Le 12 février 1661, une messe anniversaire est fondée en l’église de Lamine, avec un aumône d’un muid aux pauvres qui y assisteront.

Les revenus des Communs Pauvres (Hodeige)

Vers 1730 (?), les revenus des « Communs Pauvres » s’élèvent à 91 muids, à Hodeige. Ces revenus sont de deux types:

  • Les revenus des Communs Pauvres proprement dits. Ils s’élèvent annuellement à 49 muids et 6 setiers, qui se distribuent aux seuls pauvres. On fait la distribution de ces revenus soit en grains, soit en argent, soit en secours en nature. Les secours en argent varient entre 3 patars et 10 florins. On donne aux malades de la viande, du vin, du pain blanc. On distribue des vêtements et de la houille. L’entretien des aliénés incombe à la caisse des Communs Pauvres, ainsi que la fourniture des drogues aux malades et des cercueils pour les défunts.
  • Les autres revenus, qui s’élèvent à 42 muids, s’appellent les « Revenus des Miches ». Ils sont distribués indistinctement (peut-être par abus !) à tous les habitants. Cette distribution de miches se fait pendant le Carême. Le curé lui-même y participe (pour cela, il reçoit 3 muids), mais par contre, il doit chanter, chaque vendredi de Carême, une grand-messe de requiem pour les défunts pauvres; Sur les revenus des Miches, on paie 4 setiers au marguillier pour les anniversaires de Carême, 6 setiers à l’église et 4 aux sonneurs. Le registre des Miches contribue également au paiement du prêtre qui doit dire la première messe les dimanches et les jours de fête (de 6 à 10 muids). Annuellement, l’instituteur reçoit 8 muids pour son salaire, ainsi que pour le chauffage des enfants en hiver, et le loyer de la maison servant d’école et de grenier. Le registre des Miches rétribue également l’habitant du village, dit « gardien » ou « herbier », qui conduit tous les porcs (élevés par chaque habitant du village) à la pâture sur les bois communaux. Pour cela, il reçoit 2 muids par an. Enfin, le mambour chargé de distribuer les secours et de faire les comptes (ordinairement le curé ou le prêtre prémissaire) reçoit comme salaire 8 muids chaque année.