Lettre de Henry-Joseph Rossiny à sa mère (Fortin – Waremme)

Le 4 décembre 1810, le soldat ROSSINY Henri-Joseph, natif de Waremme, soldat du 26ème Régiment de Ligne, prisonnier à la prison de Forton, en Angleterre, écrit à sa mère:

« Ma très chère mère,

J’ai l’honneur de vous souhaiter une bonne année ainsi qu’à frères et sœurs (il en aurait 10), parents et amis, pour vous faire savoir que je suis prisonnier de guerre depuis le 25 septembre 1806, par les Anglais, et en même temps pour vous apprendre l’état de ma santé est très bonne, grâce à Dieu, que la présente vous trouve dans la même situation. Car je peux vous dire que nous avons fait la traversée pour aller en Égypte (Cette information serait fausse car la flottille se serait dirigée vers la Martinique) nous étions cinq frégates et deux bricks. Les Anglais nous ont donné la poursuite avec huit vaisseaux à trois ponts, un jour entier. Il nous a fallu céder à rapport qu’ils nous avaient presque tout détruit tout notre monde, mais Dieu merci, pour moi,il ne m’a rien arrivé à rapport que vous m’avez toujours dit que le bon Dieu me protègera toujours dans tous les combats. Je vais toujours la bonne foi en Dieu. Je peux vous dire que nous avons souffert un temps, mais Dieu merci, pour le moment, je fini ma lettre en vous demandant pardon de toutes les fautes que je puis vous avoir commises tout le temps de ma vie. Je suis votre fils pour la vie. Je vous dirai en même temps que mon camarade Noël Frankine que depuis que nous avons embarqué, que je n’ai pas eus de nouvelles. Je ne sais pas s’il est dans les colonies ou s’il est pris. »

Henri-Joseph Rossiny s’embarque (Waremme – France)

Le 15 septembre 1806, ROSSINY Henri-Joseph, de Waremme, soldat au 26ème régiment de ligne, s’embarque sur un bateau à l’île d’Aix.

Henri-Joseph Rossiny, propriétaire (Waremme)

En 1856, ROSSINY Henri-Joseph est propriétaire à Waremme:

  • d’une maison avec cour rue du Perron
  • d’une maison avec bâtiment et cour dans la partie de la rue du Pont, qui deviendra plus tard la rue Hubert Stiernet
  • d’une maison avec cour rue de la Centrale (qui deviendra plus tard la rue Gustave Renier)

Naissance de Henri-Joseph Rossiny (Waremme)

Le 21 décembre 1784 (1783 ?), ROSSINY Henri-Joseph voit le jour à Waremme. Ses parents sont ROSSINY Laurent et COLLARD Marguerite. Il sera journalier. Il servira dans les armées napoléoniennes. Il sera fait prisonnier par les Anglais.

Henri-Joseph Rossiny embarque (Waremme)

Le 15 septembre 1806, ROSSINY Henri-Joseph, de Waremme, fusilier au 26ème Régiment d’Infanterie de Ligne (?), est embarqué sur « L’Infatiguable ».

Henri-Joseph Rossiny, soldat (Waremme)

Le 8 Thermidor de l’An XIII (27 juillet 1805), ROSSINY Henri-Joseph, journalier de Waremme, conscrit, est incorporé comme fusilier au 26ème Régiment d’Infanterie de Ligne. (12 Frimaire de l’An XIII – 3 décembre 1804 ?)

Les gros propriétaires de Waremme en 1856

En 1856, il y a quelques gros propriétaires à Waremme :

  • BOUX Nicolas, rentier : propriétaire de 18 maisons.
  • Le Baron DE SELYS-LONGCHEMPS : propriétaire de 17 maisons.
  • La veuve FRERARD Théobald : propriétaire de 10 maisons.
  • HENNIN Guillaume, charpentier : propriétaire de 7 maisons.
  • MARCOTTY Renier, lieutenant des douanes : propriétaire de 7 maisons.
  • RENIER Guillaume-François, négociant: propriétaire de 6 maisons
  • JACQUES Isidore, négociant: propriétaire de 6 maisons
  • BOUX Gisbert-Balthazar: propriétaire de 5 maisons
  • ROSSINY Henri-Joseph, rentier: propriétaire de 5 maisons
  • PLESSERIA Marie-Joseph, épouse MONJOIE: propriétaire de 4 maisons
  • FLEUSSU Xavier, médecin: propriétaire de 4 maisons
  • LONDOZ Louise: propriétaire de 4 maisons
  • la veuve RENIER-RENSON et ses enfants: propriétaires de 4 maisons

Henri-Joseph Rossiny, prisonnier (Waremme – France – Grande-Bretagne)

Le 24 septembre 1806, sept vaisseaux français quittent le port français de Rochefort à destination de la Martinique avec, à leur bord, les troupes du 26ème de Ligne. A leur sortie du port, les frégates se heurtent à la flotte anglaise. Après une belle résistance, quatre des navires français doivent se rendre malgré l’héroïque participation des fantassins à un combat peu habituel pour eux. Parmi les prisonniers figure ROSSINY Henri-Joseph de Waremme. Sa famille recevra pour la première fois de ses nouvelles, quatre ans plus tard.