Mort de Jean de Schoonhoven (Lantremange)

Avant le 16 octobre 1669, le Seigneur de Lantremange, DE SCHOONHOVEN Jean, décède à (?).

Sa veuve est DE SAINT-FONTAINE Anne-Charlotte, qui est l’héritière nécessaire et réservataire des biens de son mari, moyennant quelques droits de leurs enfants, qui disposent de la nue-propriété.

Elle sera appelée « Madame de Lantremange ».

Mariage de Philippe de Schoonhoven et de Josinne de Blehen (Lantremange – Bleret – Bodegnée)

Le 10 juin 1608, DE SCHOONHOVEN Philippe épouse DE BLEHEN Josinne. Ils auront 8 enfants.

Le marié est le fils de D’ARSCHOT DE SCHOONHOVEN Philippe et de VAN DE WERVE Anne.

La mariée est la fille unique de DE BLEHEN Renard et de DE JAYMAERT Elisabeth. Elle héritera de son oncle maternel DE JAYMAERT Jean, dit « de Moege ». Cet héritage comprendra, notamment, la seigneurie de Lantremange, les avoueries de Bleret et de Bodegnée, la ferme de Berlaimont à Warnant-Dreye et la maison du « Moege », sise en Rioul à Huy.

La « Décision de Spire » (Stavelot – Malmedy – Turquie)

En 1545, aux termes de la « Décision de Spire », la Principauté de Stavelot-Malmedy paie une taille de 2.688 florins du Rhin, pour continuer la guerre contre les Turcs.

Selon cette décision:

  • Les fiefs et non-fiefs paient sur les héritages et meubles, un demi florin pour 100 florins.
  • Les marchands, les rentiers et les gens d’église paient le dixième denier sur leurs patrimoine et revenus.
  • Le paiement a lieu en la résidence des biens se trouvant dans le Pays de Stavelot.

Mort de Godefroid de Walhain (Woeringen – Hemricourt)

En 1288, DE WALHAIN Godefroid décède à la bataille de Woeringen. Sa veuve est DE HEMRICOURT Marie, fille de DE HEMRICOURT Guillaume, dit « Malclerc » (qui héritera de la Seigneurie de Hemricourt).

Ils ont une fille, DE WALHAIN Mathilde (Mahaut ?), qui héritera de sa mère.

Mort de « Malclerc » (Hemricourt – Lantremange)

Peu avant le 12 mars 1300, DE HEMRICOURT Guillaume, dit « Malclerc », décède à (?). Il sera inhumé dans l’église de Hemricourt. Sa dalle funéraire porte le poème suivant:

« CHI GIST MOIJ MESSIRE WILHAME MALCLERC, DESSENS ET MEILLEUR HEAUME. NEST EN CEPAIJS DEMEURE. DE TOUS DUCS ET COMPT HONORE, BEAU CHEVALIER BIEN COMPASSE RICHE D’AVOIR ET AMABLE ONCE BIEN DE FAIRE NE FEU LASSE ORE EST LE PREUDHOME TRESPASSE. EN GRANDE HONEUR MENA SA VIE EN PROUES ET BATALERIE BIEN CHANTAN PAR MELODIE PRIAN DIEU ET STE MARIE QUIL LUI DONNE PERMANABLE VIE; ET SA DAME PASN’OBLIE QUI SI BONNE ET SI PRESIE. AMEN »

Il a été en conflit avec le Chapitre de Malmedy à propos de l’avouerie de Lantremange. Ses descendants deviendront avoués héréditaires de Lantremange. Ils y posséderont tous les droits de justice, avec le pouvoir de nommer les membres de la cour de justice. Ils seront appelés « Seigneurs de Lantremange. Or, le monastère de Malmedy reste « Seigneur foncier souverain ». Le conflit reste donc bien larvé.

Il a été considéré comme un des plus preux chevaliers de son temps.

Sans descendant mâle, c’est sa soeur, DE HEMRICOURT Marie, qui hérite de la Seigneurie de Hemricourt (et de Lantremange ?).

Baptême de Pierre de Méan (grand-axhe – Oleye)

Le 17 novembre 1691, DE MEAN Pierre est baptisé à (?). Ses parents sont DE MEAN Charles et DE HENNISDAEL Dorothée.

Il héritera de la part de sa mère dans les Seigneuries d’Oleye et de Grand-Axhe.

Le Seigneur d’Oleye et de Grand-Axhe

Le 18 septembre 1786, le Comte DE HENNISDAEL DE CREYNHEM François-Bernard-Henry est Seigneur d’Oleye et de Grand-Axhe. Il conservera l’héritage de sa famille à Oleye et à Grand-Axhe jusqu’à la Révolution Française.

Mort d’Ermentrude de Montferrant (Waremme – Jeneffe)

Le 28 (29 ?) juillet (le 4 août ?) 1257, DE MONTFERRANT Ermentrude (Ermentris ?) décède à (?). Elle était la veuve de DE JENEFFE Baudouin, châtelain de Waremme, chevalier et maréchal de l’évêché de Liège. Leur fils aîné, DE JENEFFE Libert Butor héritera de leurs biens, dont la seigneurie de Jeneffe et la châtellenie de Waremme.

Elle sera inhumée en l’église de Jeneffe.

Une dalle funéraire la représente debout, les mains jointes. Sa stature est impressionnante, l’effigie mesurant 2 mètres. Elle porte une grande coiffe descendant à l’arrière, jusqu’au bas du cou, et qui couvre une coiffure en voile qui tombre en plis jusqu’au bas du visage. Ce visage est serré dans une guimpe et paré d’un bandeau au front. Ermentrude porte une robe, serrée à la taille et descendant en plis jusqu’au sol, ne laissant voir que les pointes des pieds, avec une ceinture ornée d’une boucle. De ses épaules tombe un manteau, allant largement ouvert jusqu’au sol. L’effigie est placée sous une arcade trilobée. Cette arcade est d’un tracé fort simple, tout comme les consoles sur lesquelles elle repose.

L’inscription est gravée en onciales, sur une bande de largeur peu commune de 8 à 9 centimètres. C’est une des premières en pays mosan dont le texte est en français. Les mots sont séparés par des points. Les caractères sont d’un dessin raffiné:

 » CI . GIST . ERMENTRUS . DAME . DE . GINEFFE . CHASTELAINE . DE . WAREMME . ELLE . MORU . LAN . DEL INCARNATION . NOSTRE . SANGNUR . M° . CC° . L° . VII° . IIII° KL . DAOST / PRIIS POR LI « 

Le dessin de la figure est assez médiocre; celui des mains, des plis (au bas et à la taille) est de faible qualité. Le dessin de l’arcade est élémentaire. Ceci contraste avec la qualité du tracé de l’épigraphie.

Hugues d’Awir et Liber Sureal de Warfusée (Limont – Jeneffe – Awans)

Devenu chevalier, D’AWIR Hugues, surnommé « DE LEXHY » comme son bisaïeul maternel, reçoit pour héritages Lexhy, Limont, Geneffe (Jeneffe), Waroux, la vouerie d’Awans et plusieurs autres biens d’une autre nature. Comme son frère, DE WARFUSEE Libert Sureal, il prend possession des biens qui lui sont destinés, pour en jouir dorénavant.

Ils peuvent ainsi chacun entretenir leur train de vie, dans l’attente du reste de leur succession après la mort de leur père (RAES « à la Barbe ») et de leur grand-père (DE WARFUSEE Libert Sureal, 1er du nom).

Mariage de Libert Sureal de Warfusée et d’Agnès d’Awir

DE WARFUSEE Libert Sureal épouse D’AWIR Agnès. L’amour unira ces deux personnes d’un lien sacré. Ils seront très heureux. Ensemble, ils vont acquérir les villages et seigneuries de Geneffe (Jeneffe), de Limont, de Lexhy, d’Awans, de Waroux, de Lonchin (Loncin) et plusieurs autres, avec 200 bonniers de terre, situés au-delà desdites seigneuries.

Ils n’auront qu’une fille, DE WARFUSEE Alix, qui sera leur unique héritière.