De la neige phosphorescente (Omal – Waremme)

Le 5 décembre 1855, GHAYE Michel, commissaire-voyer cantonal de l’Arrondissement de Waremme, quitte Omal, vers 6h15 (18h15 ?), pour revenir à Waremme par la Chaussée Romaine. L’obscurité est si profonde qu’il parvient à peine à distinguer la route. A peine marche-t-il 5 minutes que le vent se lève et qu’il commence à neiger. Tout-à-coup, il est comme illuminé. Il se retourne vivement, croyant que quelqu’un arrive avec une lanterne. Personne !. Il s’arrête un instant pour contempler le phénomène. Il voit sur ses vêtements que les gouttes de neige fondu sont phosphorescentes. Son paletot en drap noir est chargé de gros points lumineux. La visière de sa casquette est également toute lumineuse. Il y a peu, il n’y voyait pas parce qu’il faisait trop obscur. Maintenant, il est entouré de lumière ! Il frotte la neige de son paletot avec ses gants en tissu noir. Il devient encore plus resplendissant et ses gants deviennent également lumineux. Il poursuit son chemin dans cet état. Le vent devient de plus en plus fort et la neige continue à tomber. Après 20 minutes de marche, il arrive à une auberge. Il y entre et s’aperçoit qu’il est couvert de neige. Pendant qu’il est occupé à sécher, un jeune homme entre également dans l’auberge et raconte qu’il vient d’observer le même phénomène.

Désiré Jamar, inventeur (Waremme)

En ?, le Receveur des Accises de Waremme, JAMAR Désiré, met au point la lanterne « Idéal Jamar », idéale pour les charretiers.

A quoi ressemble Waremme ?

Avant 1838, aucune route, aucun chemin empierré n’arrive à Waremme. Pendant la mauvaise saison, les chemins sont absolument impraticables. Les transports urgents se font le plus souvent à dos de cheval. Pour arriver au centre de la ville, seul pourvu d’un mauvais pavé, les habitants sont obligés d’emprunter des sentiers interdits aux charrois et aux bestiaux.

Le soir, cette circulation est particulièrement incommode et dangereuse, même dans la ville. Faute d’éclairage, il est nécessaire de se munir d’une lanterne. Des tas de fumier sont disposés devant les maisons, dégageant des mares nauséabondes.

Le presbytère est une petite maison humide et délabrée. La caserne de gendarmerie, établie dans l’ancien couvent, est dans un état déplorable. Le bâtiment de l’école n’est pas en meilleur état. Faute de local, les audiences de la Justice de Paix se tiennent dans la salle exiguë du Conseil communal.