Henri 1er de Leez a autorité sur la paroisse d’Axhe

En 1136, l’abbé de Saint-Denis de Paris confère le « personnat » de son église de Grand Axhe au chanoine de Saint-Lambert à Liège, HENRI Ier DE LEEZ. Celui-ci exerce donc, dorénavant l’autorité sur le prêtre desservant la paroisse d’Axhe.

Ce prêtre peut exploiter douze bonniers de terre arable exonérés de taxe, y construire une demeure et y entretenir un jardin. La petite dîme et les offrandes faites à l’autel appartiennent au curé desservant, tandis que les effets de la grosse dîme doivent retourner à Saint-Denis, à Paris.

Création et revenus des églises

Un capitulaire de 818 exige, pour l’érection d’une paroisse, la possession d’un manse (lot de terres) de 12 à 15 bonniers : c’est le patrimoine qu’il faudra rentabiliser, en valoir direct, afin de faire vivre communauté, paroisse et curé. Cette dot peut venir de l’Evêque, d’une abbaye, du Seigneur du lieu ou de la communauté. De ce chef, le donateur détient le droit de patronage de l’église et celui de lever la dîme des fruits de la terre.

En outre, les églises vivront de la dîme et des oblations des fidèles (écot versé à l’occasion des mariages, des décès, …). La viabilité d’une paroisse dépend donc de « fruits », de « rentes » et de « revenus ».