Waremme emprunte

En février 1918, le conseil communal de Waremme emprunte 125.000 francs au Crédit Communal pour:

  • acheter des pommes de terre et de la viande
  • subventionner la culture des biens communaux
  • subventionner le Comité local d’Alimentation
  • subventionner le Bureau de Bienfaisance

Une carte de contrôle (Waremme)

En avril 1913, une carte de contrôle est distribuée à tous les grévistes waremmiens, qu’ils soient syndiqués, coopérateurs ou non affiliés. Sur présentation de cette carte, ils recevront des timbres pour 6 kilos de pain par semaine et de 10 à 15 kilos de pommes de terre.

Sur base de ces cartes, la Fédération de Waremme recense 1.624 grévistes

Mode de vie en Hesbaye au début du 19ème siècle

Entre 1806 et 1813, le Français THOMASSIN Louis-François rédige Le « Mémoire Statistique ». Il est chef de la division des finances à la Préfecture du Département de l’Ourthe.

Il décrit un peuple très attaché au catholicisme et aux figures ecclésiastiques qui l’incarnent; mais aussi un peuple peu instruit et revendicatif, friand de procès.

Il trace une ligne de partage entre Flamands et Wallons, mais surtout entre classes sociales. Les rares fermiers, propriétaires et locataires, exercent un réel pouvoir sur les nombreux ouvriers agricoles et manoeuvres, qu’ils peuvent congédier à discrétion et qui nourrissent dès lors à leur endroit une rancune tenace.

THOMASSIN observe, par ailleurs, un paradoxe: bien que vivant sur le sol le plus productif du département, le Hesbignon se nourrit très mal, préférant exporter le fruit de son travail et s’alimenter de pain de seigle mal cuit, de lard et de pommes de terre. Seuls les plus aisés dérogent à cette règle.

Il note la présence de débits de boissons dans chaque village mais l’absence presque totale d’auberges, sauf sur la route de Liège à Bruxelles et à Waremme même.

De ce portrait, peu flatteur, on peut encore épingler deux traits significatifs:

  • l’importante consommation d’alcool (de bière et, surtout près de la Meuse, d’eau de vie de grains) qui ne contribue guère à apaiser les esprits;
  • une conception très utilitariste des priorités. THOMASSIN écrit, en effet, que le fermier et le cultivateur de Hesbaye se déterminent difficilement à la plus légère des dépenses pour faire administrer des secours à sa femme et à ses enfants lorsqu’ils sont malades. Par contre, ils prodiguent l’argent dès qu’il s’agit de procurer des remèdes pour leurs chevaux, leurs vaches, leurs moutons, …

Etude sur l’instruction (Waremme – Hesbaye)

En 1906, WAUTERS Joseph consacre une étude à l’instruction publique en Hesbaye.

Il déclare que l’instruction publique que l’instruction publique n’est pas suffisamment développée dans le canton de Waremme. Il dénonce le désinvestissement des autorités communales en la matière, laissant le champs libre aux « cléricaux ».
S’il milite pour des écoles gardiennes, susceptibles de soulager les mères qui voudraient travailler, il craint surtout que l’école libre n’agisse comme un « foyer de propagande réactionnaire ». Or, dans le canton de Waremme, il n’y a qu’une seule école primaire pour garçons et elle est catholique.

Pour lui, le vrai problème réside dans le taux de fréquentation scolaire en milieu rural:  » … Si les inscriptions scolaires sont nombreuses, les nécessités des travaux des champs les rendent illusoires … A l’heure actuelle, il faut des enfants pour décolleter les betteraves; il en faut encore à l’époque du démarrage des betteraves et de l’arrachage des pommes de terre … » 

Les denrées alimentaires rationnées (Belgique – Allemagne)

Le 7 juin 1940, le Moniteur belge publie l’arrêté  ministériel qui instaure le rationnement des denrées alimentaires imposé par l’occupant allemand.

La ration journalière maximum est fixée à :

  • pain ou farine : 170 gr par jour
  • café vert : 10 gr par jour
  • féculents, semoule de céréales, gruau d’avoine : 20 gr par jour
  • légumes secs : 20 gr par jour
  • sucre : 30 gr par jour
  • pommes de terre : 500 gr par jour
  • savon : 20 gr par jour.

Pénurie de pommes de terre à Waremme

Fin mai, début juin 1942, la pénurie de pommes de terre se confirme, en raison d’une récolte décevante. Celle-ci s’explique par des plants de qualité douteuse, arrivés à destination beaucoup trop tard, par le temps médiocre et par les doryphores, qui ont aggravé la situation.

La récolte de pommes de terre compromise (Waremme)

En 1940, une invasion de doryphores met à mal la récolte des pommes de terre dans la région de Waremme.

Le Comité de Secours et d’Alimentation (Waremme)

En 1917, le Comité de Secours et d’Alimentation de Waremme s’est fixé comme objectif que dans chaque village, il ne doit pas y avoir une seule famille, riche ou pauvre, qui ne produise directement ou indirectement les légumes, pommes de terre et féculents dont elle a besoin. Pour ce faire, le comité crée des « coins de terre » : des terrains loués à bas prix (20 à 25 francs la verge) par les fermiers, qui n’en retirent guère plus avant la guerre. Ces lopins sont mis à la disposition des familles les plus défavorisées. En 1917, on compte à Waremme 82 de ces jardins, totalisant 715 ares.

Des pommes de terre sur les anciens remparts (Waremme)

Le 8 mai 1916, dans le but de cultiver des pommes de terre en grande quantité, on se décide à charruer les trois hectares des anciens remparts de Waremme qui ont été nivelés.

L’aide du Bureau de Bienfaisance aux indigents (Waremme)

Le 7 mai 1846, en raison de la crise de l’alimentation dans la ville, le conseil communal de Waremme accorde l’autorisation au Bureau de Bienfaisance de la commune, de retirer de la Caisse d’Epargne une somme de 3.000 francs, destinée à l’achat de pommes de terre et autres secours en faveur des indigents. Cette autorisation est accordée sous la condition expresse que la moitié au moins de cette somme soit employée à l’achat de pommes de terre pour la plantation.