La Châtellenie

Au Moyen-Âge, le châtellenie est le nom donné à l’ensemble des villages qui s’abritent sous la protection d’un château et qui doivent contribuer à sa garde et à sa défense.

Deux vitraux pour l’église (Remicourt)

Le 2 mai 1927, 2 vitraux avec rosace, réalisés par BART de Bruxelles, sont installés dans le transept de l’église de Remicourt. Ils représentent le baptême du Christ par JEAN-BAPTISTE, et le Christ envoyant ses disciples prêcher. LAMBOTTE Camille les protège par du treillis encadré. Les coûts sont de 12.500 francs et de 469 francs 50 centimes.

Camille Lambotte, forgeron (Remicourt)

Le 24 mai 1923, le forgeron LAMBOTTE Camille renouvelle le treillis de clôture (71 m x 1m50) de l’église de Remicourt et place des encadrements protecteurs aux vitraux du fond de l’édifice, pour un prix total de 600 francs.

Les Francs-Tireurs de Waremme

En 1953, quelques membres de la société « Les Francs-Tireurs de Waremme »:

  • CHARLIER
  • DELVAUX
  • HOMBROISE
  • HUMBLET
  • LHOEST
  • LISMONDE
  • PAQUE
  • PETRY
  • PIRSON
  • PRINCEN
  • ROBERT
  • SEVENANTS

Ils portent un béret rouge et blanc, renforcé, pour les protéger des chutes de flèches.

Les donjons vulnérables à l’artillerie (Hesbaye)

Dès la fin du 14ème siècle, l’apparition de l’artillerie va bouleverser l’architecture des donjons et châteaux. Les hautes tours et les murailles deviennent particulièrement vulnérables. Aucune place forte de Hesbaye ne s’adapte aux nouvelles armes. Elles perdent donc toute valeur militaire, mais continuent d’offrir une protection dans le cadre des conflits limités des 15ème et 16ème siècles.

Description de la Tour-Colombier (Omal)

En 1932, le Bulletin de la Société d’Art et d’Histoire du Diocèse de Liège publie une description de la Tour-Colombier d’Omal.

 » … Couvrant un rectangle de 7,28 mètres de large, sur une profondeur de 7,67 mètres, elle présente sa façade au N-E. Sa hauteur maximale est de 13 mètres.

Sur un soubassement en moellons de calcaire, haut de 2 mètres, au-dessus duquel court un cordon de même matière, s’élèvent les murs en briques se terminant, à la façade antérieure et à la partie postérieure en pignon dépassant le niveau du toit à deux versants, recouvert de tuiles.

Les murs latéraux ont été élevés avec une inclinaison visible à l’oeil, ce qui a eu pour résultat de leur conférer plus de résistance.

Les angles du bâtiment, du côté de la grand-route, sont garnis sur toute leur hauteur d’un chaînage en calcaire; les deux autres angles ne sont pourvus d’un chaînage analogue que sur leur moitié inférieure.

C’est de calcaire aussi que sont formés l’encadrement de la porte en plein cintre, ceux des fenêtres et les quatre meurtrières percées dans les murailles.

Les rampants des deux pignons montrent un dispositif très caractéristique: les joints des briques sont perpendiculaires à l’inclinaison de ces rampants.

De petits arcs de décharge , en briques, surmontent les linteaux des fenêtres, tandis qu’un double cintre, également en briques, suit la voussure en pierre de la porte.

Ces détails constructifs concourent à la parure de la maçonnerie et sont complétés par des ancrages décoratifs en fer, dont quatre dans le mur longeant la route, forment la date « 1625 ».

Dans la façade, est encastrée une dalle de calcaire portant les armoiries des époux MOLLIN et MENJOYE qui firent édifier le bâtiment.

La porte s’ouvre à une certaine hauteur dans le soubassement. Le seuil se trouve à 1m20 du sol (Le talus, supportant quelques blocs de grès en guise de marches qui y donnent accès, a été établi par après. A l’origine, on devait y parvenir par une sorte d’échelle que l’on pouvait retirer en cas de nécessité).

La porte est composée de planches garnies d’une petite moulure, clouées sur des barres. Ces planches ne sont pas d’égale largeur: les deux planches qui se trouvent au milieu mesurent 11 cm, tandis que de part et d’autre, sont des planches de 24 cm. Cette porte est pendue sur deux pentures en fer forgé, attachées vers l’intérieur. La pièce où elle débouche occupe toute la surface du bâtiment.

Le mur de refend (mur intérieur de séparation), qui s’y voit, a été élevé à une époque plus récente pour supporter les poutres du plafond, qui menaçaient de s’écrouler. Ces poutres, au nombre de quatre, sont posées sur angle, de manière à soutenir les voussettes en briques.

Au fond de la pièce, à l’opposite de la porte, le vaste manteau de cheminée porte sur des pilastres en briques, surmontés d’une tablette en calcaire. On a, postérieurement, éventré le contre-coeur de l’âtre, pour donner ouverture à la gueule d’un four qui a été construit en appendice.

A droite de la porte, un escalier à vis en bois, fort délabré, conduisait à l’étage et se se continuait jusqu’au grenier, dont le plancher s’est effondré et qu’éclairaient deux oculus en briques, aujourd’hui bouchés. Les murs à l’intérieur du dernier niveau sont percés de trente alvéoles pour protéger les pigeons.

Les deux autres pièces prenaient jour chacune par quatre petites fenêtres du type courant dans les constructions liégeoises de l’époque.

Les murs sont, au rez-de-chaussée, percés de quatre meurtrières, dont deux commandaient la grand-route et deux le chemin latéral. Leur présence et le fait que la porte n’était point directement accessible, de même que l’existence aux fenêtres de barreaux de fer garnis de pointes, de volets (qui ont d’ailleurs disparus), donnent à penser que cette construction constituait un refuge établi en vue de résister à un coup de main.

Au cours des guerres du XVIIe siècle, les villageois devaient pouvoir se protéger contre les tentatives de bandes de maraudeurs ou de pillards, soldats licenciés ou mal payés, malandrins en tout genre, que les armées traînaient à leur suite. Le bâtiment se présente sous l’aspect d’une petite forteresse destinée à être utilisée lors du passage de ces bandits. … »

Pigeonniers en Hesbaye

En 1712, un édit du Prince-Evêque de Liège prescrit que pour tenir un pigeonnier en Hesbaye, il faut « posséder un héritage de 5 bonniers à la saison, faisant 15 bonniers de terres labourables » (cette mesure vise à protéger les semis et les récoltes des terres voisines).

(Posséder des pigeons est donc un privilège réservé aux nantis)

Note: 1 bonnier = 87 ares

Godefroid de Harduemont, délégué (Hollogne-sur-Geer – Liège – Huy)

En 1343, DE HARDUEMONT Godefroid, fait partie de la délégation envoyée par les Hutois au Duc DE BRABANT, pour obtenir sa protection contre le Prince-Evêque de Liège DE LA MARCK Adolphe, avec lequel ils sont en conflit.

Des chars protègent la retraite (Waremme – Lantremange – Pousset)

Le 7 septembre 1944, plusieurs chars Panthers refluent de Waremme et se postent dans la campagne entre Lantremange et Pousset, pour protéger la retraite des unités allemandes, avant de se retirer vers Lamine.

Un collecteur d’égouts (Waremme)

En février 1957, un collecteur d’égouts est en construction à Waremme. Cet ouvrage est destiné à recevoir les déversements des égouts, sur toute la traversée de la ville, et à les diriger vers une station d’épuration qui sera édifiée en aval de l’agglomération.

Actuellement, c’est le Geer qui reçoit ces déversements. C’est un véritable collecteur à ciel ouvert, qui charrie toutes les eaux polluées.

Avec l’achèvement du collecteur et de la station d’épuration, l’oeuvre de salubrité publique et d’assainissement (commencée par la normalisation du Geer) sera conduite à bonne fin. La population sera protégée des émanations et des dangers d’infection que présente un cours d’eau infect et malpropre.