Les ouvriers waremmiens

Vers 1895 (?), les ouvriers de la région de Waremme qui travaillent dans les centres industriels et les charbonnages du bassin liégeois, se lèvent à 3h30 ou à 4h du matin, font à pied les 5 ou 7 kilomètres qui les séparent d’une gare. Certains ont la chance d’attendre le convoi dans un vieux wagon qui peut servir d’abri à une vingtaine de personnes (il y a 300 abonnés dans la région). Lorsqu’ils montent dans le train, ils s’efforcent d’y récupérer 1/4 h de sommeil.

Ils portent généralement les vêtements de la veille, qui n’ont pu être ni brossés, ni séchés, de semaines en semaines. Leur casquette devient de plus en plus loqueteuse et luisante. Lors des grands froids, ils portent une écharpe sur leur costume de velours roux ou de coton chiffonné.

Emile Denomerenge récupère sa fonction (Crisnée)

En septembre 1944, DENOMERENGE Emile récupère son poste de bourgmestre de Crisnée. Il l’occupera jusqu’au 31 décembre 1952.

Colin Rooks, caché par la Résistance (Berloz – Waremme)

En 1942, l’aviateur anglais, ROOKS Colin, abattu lors d’un raid sur l’Allemagne, se brise la jambe dans le crash. Il est récupéré par la Résistance. CHABOT Léon et ACCURIA l’amènent, clandestinement, au château de Berloz. Il sera ensuite transféré chez Monsieur et Madame BEAUDUIN-SENY André, à Waremme.

Parachutage sur la « Plaine Betterave » (Celles)

Le 17 septembre 1944, un dernier et gigantesque parachutage est effectué, de jour, sur la « Plaine Betterave », entre Celles et Les Waleffes. Des centaines de corolles blanches descendent lentement sous les yeux ébahis des curieux. Les Résistants du Groupe « Otarie » récupèrent les 420 conteneurs remplis de mitraillettes Sten, de carabines, de fusils-mitrailleurs Bren, d’armes anti-char, de bazookas, de bombes de grenades et de munitions.

mitraillette sten

mitraillette sten

fusil-mitrailleur bren

fusil-mitrailleur bren

Aviateurs recueillis par Louis Maréchal (Bleret – Rosoux)

Le 27 avril 1944, un bombardier canadien « Halifax », touché par la défense antiaérienne allemande, s’écrase à Rosoux. Les deux aviateurs parviennent à s’éjecter avant le crash. Ils seront recueillis par le secrétaire communal de Bleret, MARECHAL Louis.

Parachutage sur la Plaine Betterave (Faimes)

Le 4 mars 1944, un Lancaster parachute 15 conteneurs d’armes et de matériel sur la Plaine « Betterave », à Faimes. Les colis sont récupérés par les Résistants. Ils les chargent sur un camion et les transportent dans une vieille maison inoccupée, à Berloz.

Guillaume de la Marck récupère l’avouerie de Hesbaye

guillaume de la marck

guillaume de la marck

En 1477, après la mort de LE TEMERAIRE Charles, grâce à l’intercession de son frère DE LA MARCK Evrard auprès de DE BOURGOGNE Marie et du Prince-Evêque de Liège DE BOURBON Louis, DE LA MARCK Guillaume peut revenir d’exil et regagner la Principauté de Liège. Il rentre en grâce auprès du Prince-Evêque et récupère l’avouerie de Hesbaye.

charles le téméraire

charles le téméraire

marie de bourgogne

marie de bourgogne

louis de bourbon prince-évêque de liège

louis de bourbon prince-évêque de liège

Nouvel accrochage et découverte de corps (Freloux – Streel – Allemagne)

Le 5 septembre 1944, le Résistant du groupe « Zoro », LINCHET Henri, dit « Alexandre », envoie trois de ses hommes à Freloux, pour récupérer une voiture en panne:

  • BOEKER Antoine, dit « Constant », qui effectue la réparation
  • MASSART Albert, dit « Max », qui fait le guet
  • LITTLE Henry, dit « Jim », qui fait le guet

Ils sont attaqués par un véhicule blindé allemand. Ils prennent la fuite en direction de Streel et rejoignent leurs camarades, poursuivis par les Allemands. LINCHET Henri, dit « Alexandre », couvre leur retraite. Il est abattu par une rafale d’arme automatique. RORIVE Jean est fait prisonnier (il sera emmené à Fologne et exécuté), MASSART Albert est blessé (il sera achevé à Otrange). BOEKER Antoine et DETHIER Edmond parviennent à s’enfuir en direction de Fexhe-le-Haut-Clocher.

Les Allemands découvrent les neuf corps de leurs camarades exécutés, dans la ferme de Streel. Ils l’incendient.

Arthur Derwa, Résistant (Hesbaye – Bergilers – Oreye)

Dès juin 1940, DERWA Arthur, chevillard (marchand de bestiaux) à Bergilers, entre dans la Résistance. En compagnie de ses deux premiers assistants, BASTIN Charles et DOMINICY Jean, tous deux gendarmes à Oreye, il récupère les armes et munitions abandonnées pendant la Campagne des 18 jours et les stocke en lieu sûr, avec la ferme intention de s’en servir un jour.

Arthur est courtaud, robuste commun bon chevillard habitué aux tâches manuelles.

Le contrat de mariage de Arnould de Chaumont et d’Alice de Hermalle (Hesbaye)

Le 12 octobre 1318, le contrat de mariage entre DE CHAUMONT Arnould et DE HERMALLE Alice est signé entre le marié et DE HERMALLE Henri, père de la mariée, au château de Huy.

Quelques clauses de ce contrat:

  1. DE HERMALLE Henri reconnait avoir donné à DE CHAUMONT Arnould, en vue de ce mariage, 200 livrées de terre, à percevoir chaque année en gros tournois de France sur divers biens. Ceux-ci comprenant notamment: – 30 bonniers de terre arable au lieu-dit « Malaise dalets Verme ». Les revenus de chaque bonniers étant estimés à 3 muids d’épeautre. Le muid valant alors 10 sous tournois, ce total de 90 muids d’épeautre équivaut en argent à 45 livrées. Sont également mentionnés, la dîme de Seroncamp, valant annuellement 120 muids d’avoine, soit 60 livrées de terre. La menue dîme de ce même lieu, estimée à 15 livrées par an. 14 bonniers de prés sis à Ombrai, qui représentent 60 livrées. Enfin, 60 bonniers de bois sis sur le cours de la Meuse, près d’Engis, estimés à 20 livrées. – DE CHAUMONT Arnould pourra jouir, dès à présent, de ces 200 livrées et, au cas où DE HERMALLE Alice décèderait avant lui, sans lui avoir donné d’héritier, il les détiendra jusqu’à la fin de sa vie.
  2. De même, si DE HERMALLE Alice meurt avant DE CHAUMONT Arnould et qu’ils n’ont pas eu d’héritier légitime, l’avoué de Hesbaye recevra 200 autres livrées de terre, perçues en gros tournois sur l’ensemble de l’héritage que DE HERMALLE Henri tient de son premier mariage. DE CHAUMONT Arnould ne pourra en bénéficier qu’après la mort de son beau-père. En attendant, il devra se contenter de la rente mentionnée au point 1.
  3. DE CHAUMONT Arnould concède à sa future épouse, à titre de douaire, toute l’avouerie de Hesbaye. Aigremont avec son château, Awirs, Fexhe-le-Haut-Clocher; Chaumont avec son manoir, ainsi que Ghistoul, dont la justice et la seigneurie sont également tenues en fief de l’Evêque de Liège. En cas de décès de DE CHAUMONT Arnould, DE HERMALLE Alice pourra en jouir pour le restant de ses jours. Toutefois, si le couple n’a pas eu d’enfants, le plus proche héritier de DE CHAUMONT Arnould pourra récupérer les biens constituant le douaire, à condition de laisser à la veuve une rente de 800 livrées de terre assignée sur ces mêmes biens.
  4. Les parties s’accordent encore que si DE CHAUMONT Arnould et DE HERMALLE Alice meurent sans hoirs, l’ensemble de leur héritage revienne au plus proche parent, de chaque côté.