Mort de Marc Trapletti (Louvain – Waremme)

Le 5 décembre 2024, TRAPLETTI Marc, de Waremme, décède à Leuven à l’âge de 71 ans. Il était natif de Renaix. Il sera incinéré.

Le Gouvernement Provisoire prépare les élections (Belgique)

Le 10 octobre 1830, le Gouvernement Provisoire Belge fixe le nombre de députés à élire, par chaque district administratif, à l’occasion des élections du 27 octobre prochain.

Pour Waremme, il y aura 2 élus. Le tableau du cens électoral fixe à 75 florins les impôts directs payés, pour être électeur à Waremme.

 

Le Gouvernement Provisoire,

Sur le rapport de la Commission chargée de rédiger un projet de Constitution pour la Belgique et de proposer une ordonnance pour régler les élections au Congrès National: Considérant que le Congrès appelé à décider des intérêts de la Belgique doit être une véritable représentation nationale, qu’il est donc nécessaire d’adopter, dès à présent, un système d’élection directe et libérale; Considérant néanmoins que les circonstances exigent une prompte réunion du Congrès, qu’un système d’élection où ne serait conservée aucune des bases de l’ancien système électoral, entraînerait des lenteurs, que d’ailleurs le mode d’élection d’après lequel on procèdera pour cette fois, n’est que transitoire:

Arrête:

1. Le Congrès National se composera de deux cents députés.

2. Les membres du Congrès National seront élus directement par les citoyens.

     Des Electeurs

3. Pour être électeur, il faut:

1° Etre né ou naturalisé Belge, ou avoir six années de domicile en Belgique;

2° Etre âgé au moins de vingt-cinq ans accomplis;

3° Payer la quotité de contributions que les règlements des villes et des campagnes  avaient fixée, d’après les diverses localités, pour l’admission aux collèges électoraux (Voir tableau annexé au présent arrêté).

4. Pour former le cens électoral, dont il est parlé dans l’article précédent, on comptera à chaque électeur les impôts directs qu’il paie dans toute la Belgique, y compris la patente. On comptera au mari les impôts de sa femme, même non commune en biens; au fils de veuve, ceux que sa mère lui aura délégués; au père, ceux de ses enfants mineurs dont il aura la jouissance.

5.Les impôts et patentes ne seront comptés à l’électeur que pour autant qu’il aura été imposé ou patenté pour l’année 1830 et antérieurement à la date du présent arrêté.

6. Le cens électoral se justifiera soit par un extrait du rôle des contributions, soit par un extrait du rôle des patentes, soit par la quittance de l’année courante, soit par les avertissements du Receveur des Contributions, soit par l’inscription sur les dernières listes électorales.

7. Sont également électeurs, sans qu’il soit exigé d’eux aucun cens électoral, et pourvu qu’ils remplissent les deux premières conditions de l’art. 3: les conseillers des cours, juges des tribunaux, juges de paix, les avocats, avoués, notaires, les ministres des différents cultes, les docteurs en droit, en science, en lettres et philosophie, en médecine, chirurgie ou accouchement.

8. Les élections se feront par district administratif.

9. Les électeurs concourront aux élections dans le district administratif où ils ont leur domicile réel.

Des Eligibles

10. Tout citoyen âgé au moins de vingt-cinq ans accomplis, né Belge, ou ayant obtenu l’indigénat, peut être député au Congrès National, s’il est domicilié en Belgique. Sont considérés comme indigènes, tous les étrangers qui ont établi leur domicile en Belgique avant la formation du ci-devant royaume de Belgique, et qui ont continué de résider.

11. Il n’est pas requis que le député ait son domicile dans la province où il aura été élu.

Dispositions particulières

12. Les administrations des villes complèteront d’office, sans délai et d’après les bases du présent arrêté, les listes faites en 1830 pour l’admission aux collèges électoraux.

13. Les administrations des communes rurales dresseront également d’office, et sans délai, la liste des citoyens de leur commune qui, d’après le présent arrêté, remplissent les conditions requises pour être électeurs.

14. Tous les citoyens qui ont droit d’être électeurs, sont invités, au nom de la Patrie, à faire auprès de l’administration locale de leur domicile réel, leurs diligences nécessaires pour être inscrits sur la liste, ou à s’assurer s’ils ont été inscrits d’office.

15. Les administrations locales arrêteront les listes le 20 octobre courant, et les afficheront le même jour; elles recevront les réclamations pendant les quatre jours suivants, et y feront droit, de manière que la clôture des listes ait lieu le vingt-cinq octobre.

16. Un arrêté fixera prochainement le nombre de députés à élire par chaque district administratif, le jour des élections et la marche des opérations électorales.

TABLEAU DU CENS ELECTORAL

Brabant méridional : Les campagnes (100 florins) Bruxelles (150 fl) Louvain (100 fl) Tirlemont (60 fl) Nivelles (50 fl) Diest (50 fl) Hal (40 fl) Wavre (40 fl) Aerschot (40 fl)

Limbourg: Les campagnes (50 fl) Maestricht (60 fl) Saint-Trond (40 fl) Hasselt (40 fl) Venlo (40 fl) Weert (30 fl) Ruremonde (40 fl) Tongres (40 fl) Maseyck (30 fl) Sittard (30 fl)

Liège: Les campagnes (75 fl) Liège (80 fl) Verviers (40 fl) Huy (32 fl) Stavelot (32 fl) Herve (32 fl) Limbourg (20 fl) Visé (20 fl)

Flandre orientale: Les campagnes (150 fl) Gand (100 fl) Lokeren (86 fl) Saint-Nicolas (67 fl) Alost (80 fl) Renaix (67 fl) Eecloo (40 fl) Grammont (67 fl) Termonde (45 fl) Audenaerde (40 fl) Ninove (40 fl) Deinze (40 fl)

Flandre occidentale: Les campagnes (150 fl) Bruges (80 fl) Courtrai (60 fl) Ypres (60 fl) Ostende (50 fl) Thielt (40 fl) Poperinghe (40 fl) Roulers (40 fl) Iseghem (40 fl) Menin (40 fl) Thourout (40 fl) Warneton (40 fl) Werwicq (40 fl) Furnes (40 fl) Nieuport (40 fl) Dixmude (40 fl)

Hainaut: Les campagnes (150 fl) Tournai (80 fl) Mons (80 fl) Ath (60 fl) Péruwelz (40 fl) Soignies (40 fl) Leuze (36 fl) Binche (40 fl) Roeulx (30 fl) Châtelet (30 fl) Chimay (30 fl) Charleroi (40 fl) Gosselies (30 fl) Lessines (30 fl) Braine-le-Comte (30 fl) Enghien (40 fl) Thuin (30 fl) Chièvres (30 fl) Fontaine-l’Evêque (30 fl) Antoing (30 fl) Beaumont (30 fl) Saint-Ghislain (30 fl)

Namur: Les campagnes (50 fl) Namur (50 fl) Dinant (25 fl) Andennes (20 fl) Fosses (25 fl) Philippeville (16 fl)

Anvers: Les campagnes (75 fl) Anvers (130 fl) Malines (50 fl) Lierre (50 fl) Turnhout (30fl)

Luxembourg: Les campagnes (50 fl) Luxembourg (30 fl) Echternach (15 fl) Arlon (15 fl) Bouillon (15 fl) Wiltz (15 fl) Grevenmacher (15 fl) Bastogne (15 fl) Diekirch (15 fl) Remich (15 fl) Vianden (13 fl) Saint-Hubert (13 fl) Virton (15 fl) Neufchâteau (13 fl) Marche (15 fl) La Roche (15 fl) Chiny (13 fl) Durbuy (13 fl) Houffalize (13 fl)

 

 

Naissance de Man Fung Chan (Waremme)

Le 3 avril 1971, CHAN Man Fung voit le jour à Renaix. Elle épousera JI Shaoke.

Ils exploiteront le restaurant « La Cigogne d’Or » au n° 36 de la rue Saint-Eloi à Waremme.

Mariage de Shaoke Ji et de Man Fung Chan (Waremme)

Le 2 septembre 1992, JI Shaoke épouse CHAN Man Fung, native de Renaix.

Ils exploiteront le restaurant « La Cigogne d’Or » au n° 36 de la rue Saint-Eloi à Waremme.

Portrait d’Hubert Stiernet

STIERNET Hubert

Le 15 mai 1938, portrait d’Hubert STIERNET .

Second d’une famille de 7 enfants, STIERNET Hubert naît à Waremme le 5 juillet 1863, où son père est tailleur d’habits. Dans son œuvre, il décrira souvent sa maison natale et le quartier de sa jeunesse. Maison de veuve GOVARTS-STIERNET, là où ont vécu les enfants POUSSET.

Après des études à l’école moyenne de l’Etat de son village, c’est à Huy qu’il est inscrit, à l’Ecole normale primaire, puis à l’Ecole normale de Gand, où l’enseignement est prodigué en français. C’est là qu’il commence à rédiger ses premiers écrits. Alors qu’il doit occuper son poste d’enseignement à Renaix, il se retrouve au Roeulx à la suite d’une erreur administrative. La méprise est vite constatée, et après un court passage à Renaix, STIERNET Hubert est désigné pour Bruxelles, où il devient professeur à l’Ecole moyenne de Laeken.

Sa première publication en volume, « Pierre Lanriot », date de 1888. Il s’agit d’un bref roman de mœurs, à tendance psychologique, situé en Hesbaye, suivi de deux courts récits. L’auteur y démontre ses qualités de conteur, dans un style ferme et sobre. Peu de temps après, il fait la rencontre de KRAINS Hubert auquel l’unira une solide amitié. DEMOLDER Eugène et DELATTRE Louis compteront au nombre de ses intimes. STIERNET Hubert entame la série de ses collaborations en revues par la parution régulière de textes en prose dans La Wallonie, la Revue de Belgique, La Société Nouvelle et La Jeune Belgique. Un récit pour enfants, allégorique et éducatif, Histoires du chat, du coq et du trombone, paraît en 1890.

La carrière littéraire de STIERNET Hubert est jalonnée de volumes réunissant des contes ; c’est un art dans lequel il excelle. En 1893, ce sont Les Contes au perron, où l’auteur laisse libre cours à son imagination pour décrire des gens et des milieux simples. Ils forment le prélude à des productions futures dans lesquelles le sens du fantastique et l’aspect visionnaire tiendront une grande place.

En 1894, il est le témoin de son ami, KRAINS Hubert, à l’occasion du mariage de celui-ci avec THIBAUT Juliette.

Douze ans s’écoulent avant que STIERNET Hubert se manifeste en publiant un nouvel ouvrage. Il se consacre totalement à l’enseignement et rédige un cours de rédaction dans lequel il insiste sur la nécessité d’une participation des émotions de l’enfant à l’apprentissage de l’expression des idées. Appelé à la fonction de président des écoles moyennes, il doit, en 1901, traiter de l’amélioration des barèmes du corps enseignant. STIERNET Hubert a toujours été un amateur de musique. Il déplore que l’enseignement secondaire ne comporte pas de cours valable dans ce domaine, et compose un petit opuscule à ce sujet.

En 1906, Histoires Hantées révèle que son inspiration et sa maîtrise ont évolué. Les récits qui composent l’ouvrage, placé sous le signe de la fatalité du destin et de la mort omniprésente, ne sont pas sans rappeler l’angoisse existentielle que STIERNET Hubert a découverte chez POE Edgard Allan et chez HOFFMANN, qu’il a beaucoup lus. L’action se situe toujours en Hesbaye et l’écrivain peint sa région natale et ses coutumes avec un grand réalisme, mais aussi avec retenue. Il est entré dans sa maturité.

L’année suivante, désigné comme directeur de l’Ecole moyenne de Schaerbeek, STIERNET Hubert va s’établir dans cette commune. De son mariage, quatre enfants sont nés et c’est pour eux qu’il se décide à publier un nouveau livre, Contes à la nichée, en 1909. L’auteur y utilise ses souvenirs d’enfance, met en scène des membres de sa famille, des situations et des personnages waremmiens. L’ouvrage a du succès : en vingt ans, il connaîtra quatre éditions. STIERNET Hubert se pose maintenant en véritable spécialiste de sa région, dont il sait dépeindre avec vigueur et couleur l’âme profonde. Il confirmera cette tendance à une idéalisation de la Hesbaye dans plusieurs œuvres qui verront le jour dans les vingt années qui vont suivre.

Haute Plaine, bien considéré par la critique, date de 1911. Les six nouvelles qui le composent entremêlent le merveilleux et le réalisme avec une grande aisance et gardent tout leur pouvoir de séduction. STIERNET Hubert anime ses récits avec conviction ; il y ajoute une note d’ironie, voire de satire. Il n’hésite pas, comme dans ses précédents livres, à émailler la narration d’expressions patoisantes, tout en parvenant à éviter la lourdeur du procédé.

Mais la guerre éclate, et le patriotisme de l’écrivain lui fait prendre des risques. Il est destitué de son poste par l’occupant, parce qu’il s’est manifesté publiquement. Après la fin des hostilités, il signe, dans le premier numéro du journal Le Soir, un texte enthousiaste, intitulé Au Soldat. Le conflit lui fournit la trame d’un nouvel ouvrage en 1921 : Le Récit du berger, dans lequel il raconte les premiers jours de l’occupation de sa Waremme natale. Moins que d’une chronique liée à des événements réels, il s’agit d’une transposition imaginaire, nouveau prétexte pour s’élever contre la guerre et exalter le patriotisme. La même année, le Roman du Tonnelier est une brillante analyse de mœurs en milieu rural, basée sur le conflit des générations et l’aveuglement suscité par une passion amoureuse. La critique ne s’y est pas trompée, qui a vu dans ce livre la meilleure production psychologique de STIERNET Hubert.

A soixante ans, en 1923, il donne un nouveau recueil de contes, la Grâce de la folie, neuf textes volontairement drôles et satiriques. C’est l’occasion pour l’auteur de s’attarder au folklore waremmien et de dépeindre son émotion devant la modification des sites qu’il a connus et qui se transforment peu à peu. La nostalgie traverse ces pages parfois douloureuses. Il signera un dernier roman en 1931, Par-dessus les clochers. L’action, qui débute à Waremme comme toujours, lance le lecteur à travers le monde, à la suite d’un héros avide de découvertes.

L’année de sa retraite, STIERNET Hubert est élu à l’Académie royale de langue et de littérature française, le 14 juin 1924. Il s’éteint dans sa maison de Bruxelles quinze ans plus tard, le jour de l’an 1939.