Des motards belges abattus (Hollogne-sur-Geer – Allemagne)

Le 12 mai 1940, un side-car militaire belge est criblé de balles par les Allemands, à Hollogne-sur-Geer.

L’armée belge au début du conflit

En mai 1940, lors du déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale, la Belgique dispose de 22 divisions, réparties en 6 corps d’armée, et de 3 places fortifiées: Anvers, Liège, Namur.

Au total, plus de 550.000 soldats, 47.000 miliciens et 20.000 officiers de réserve.

  • 6 divisions d’infanterie et 6 autres de première réserve
  • 6 divisions d’infanterie de deuxième réserve (dont 2 de Chasseurs ardennais et 1 motorisée)
  • 2 divisions de cavalerie motorisées
  • 26 régiments d’artillerie
  • 1 brigade de cyclistes frontières
  • 2 régiments de gendarmerie
  • 3 régiments d’aéronautique
  • 2 régiments de défense aérienne
  • une aviation démodée de 180 avions (seulement 11 Hawker Hurricane modernes)
  • un embryon de marine

Les conscrits de Hesbaye sont majoritairement affectés au 12ème Régiment de Ligne et aux compagnies de forteresse affectées à la défense des 12 forts de Liège.

Un massacre évité à Momalle

Le 6 septembre 1944, les Allemands entendent venger les neuf soldats exécutés à la ferme de Streel, sur la population de Momalle rassemblée dans l’église du village. SMEETS Mathieu, qui parle très bien l’allemand, tente d’infléchir la funeste résolution de l’officier qui les commande: « Tous des braves gens; ils n’ont pas pu exécuter les soldats retrouvés à la ferme de Streel« .

L’officier consent à libérer les femmes et les enfants, mais il veut exécuter 45 hommes hommes. Ses soldats réclament vengeance !

SMEETS Mathieu supplie l’officier de ne pas commettre l’irréparable. La guerre sera bientôt finie et il ne peut souiller son honneur par un crime abominable. Il lui suggère d’emporter tous les véhicules disponibles, en échange de la vie des villageois. L’Allemand finira par accepter. La persévérance de SMEETS Mathieu a ébranlé la détermination de l’officier.

On a échapper de peu à un nouvel « Oradour-sur-Glane ».

Il faut loger les Allemands (Waremme – Allemagne)

Le 12 mais 1940, les Allemands intiment l’ordre au bourgmestre de Waremme, JOACHIM Guillaume, de désigner des habitations dans lesquelles seront hébergées leurs troupes.

Il pense, en premier lieu aux habitations laissées vides par ceux qui ont fuit la ville. Il charge PAQUAY Emmanuel, courtier en grains, de répertorier ces immeubles.

Des prisonniers rue Joseph Wauters (Waremme)

Le 12 mai 1940, des centaines de soldats belges, qui ont passé la nuit à Waremme (chez l’habitant ou à la belle étoile) sont faits prisonniers par les Allemands. Ils sont rassemblés sur le trottoir de la rue Joseph Wauters, de l’Hôtel de Ville jusqu’à la place du Roi Albert 1er. L’autre trottoir est couvert de leurs havresacs, casques, bottines, ceinturons, fusils, mitrailleurses, …, amoncelés sans ordre. Ces prisonniers seront emmenés, en colonnes, jusque Tongres.

Des soldats logent chez l’habitant (Waremme – Belgique)

Début mai 1940, deux soldats belges logent chez le docteur HERBILLON, rue Charles Lejeune à Waremme.

Violent accrochage à Lamine

Le 16 juin 1944, deux Résistants du « Groupe Zoro », NAFTALI Alter, dit « Bob II », (de confession juive) et LONGREE Georges, dit « André », se rendent à Fize à vélo pour y récupérer une moto et des armes. A leur retour, ils sont interpellés par une patrouille de trois feldgendarmes de Waremme, pour un banal contrôle d’identité, dans la campagne de Momale, près de la Tombe de Hodeige. Constatant qu’ils sont armés, les Allemands leur passent les menottes et les emmènent « manu militari », vers le poste d’observation aérien allemands, installé au Moulin de Pousset.

Ayant appris cette arrestation, vers 15h20, le chef du groupe « Zoro » de Lamine, ROBYNS Zénon, dit « Ric », et ses compagnons, dont MOËS Julien, KAEPEN Alphonse, décident de libérer les deux hommes, sans attendre les ordres de DERWA Arthur. Ils se postent sur la motte castrale près de l’église de Lamine et derrière le mur d’enceinte du cimetière, pour intercepter les Allemands.

Ayant également été avertis, quelques Résistants du Groupe « Zoro » de Hodeige:

  • LEONARD Georges, dit « Le Vieux Georges »
  • FRANKINET Laurent, dit « Pierrot »
  • LITTLE Henry, dit « Jim »
  • DOSSERAY Sébastien, dit « Freddy »

se postent en embuscade derrière la haie de la prairie, située en face de la ferme VANDENSAVEL à Lamine, à une encablure des Résistants de Lamine, cachés près de l’église et du cimetière.

Ces deux groupes veulent intercepter les Allemands qui retiennent prisonniers deux des leurs . Chacun des groupes ignore la présence de l’autre.

A l’arrivée de la patrouille allemande, DOSSERAY Sébastien, dit « Freddy », (qui parle Allemand), se redresse de derrière la haie, pour parlementer. Il est immédiatement abattu d’une rafale de mitraillette. Une fusillade nourrie éclate. LITTLE Henry, dit « Jim », est blessé d’une balle au mollet.

A cette attaque, les Allemands se réfugient, avec leurs prisonniers, dans la cour de la ferme VANDENSAVEL.

DERWA Arthur arrive sur les lieux et positionne son groupe entre la chapelle Saint-Bernard et le presbytère de Lamine.

Les Résistants tentent d’encercler la ferme. Le combat fait rage. 

Un des feldgendarmes parvient à s’échapper et à rejoindre le poste de guet aérien du Luftnachrichten Régiment 223, installé au moulin de Pousset. Les guetteurs appellent immédiatement, par radio, leur base de Saint-Trond – Brustem. Des troupes sont envoyées. Des véhicules de ce Régiment passent à Waremme, pour prendre les hommes de UNFRIED Paul.

Ces renforts arrivent de Waremme à Lamine, par Pousset. Ils prennent à revers les Résistants qui encerclent la ferme. A ce moment, une soixantaine de Résistants font face à  plus de 200 Allemands.

Un combat au corps à corps s’engage dans le cimetière. ROBYNS Zénon est gravement blessé. CHESTOPALOV Anatoli se réfugie dans l’église et préfère se donner la mort avec sa dernière balle. D’autres Résistants y perdent la vie:

  • DEHASQUE Jules, dit « Gangster », natif de Saint-Nicolas
  • BEAUPAIN Albert, natif de Stavelot
  • BELLEVILLE Jules, natf d’Anthisnes

STUPAKOV Pierre et (?), dit « le Vieux Georges », mettent un fusil-mitrailleur en batterie et arrosent les Allemands, qui tentent d’encercler les Résistants. Ils parviennent à les maintenir à distance.

Les combats durent jusqu’en fin de journée. Vers 17 heures, DERWA Arthur donne l’ordre de se replier vers Momalle et Fize-le-Marsal. Ce combat a entraîné de lourdes pertes de part et d’autre: DERWA Arthur, dit « Zoro », a perdu 6 de ses meilleurs soldats et plusieurs autres sont blessés; les pertes allemandes sont plus lourdes encore, 17 tués et une vingtaine de blessés. Les deux prisonniers n’ont pas été libérés.

Les soldats de Waremme, en renfort à Lamine

Le 16 juin 1944, tous les soldats allemands valides de Waremme s’engouffrent dans une camionnette, sous une pluie battante, et se rendent près de l’église de Lamine, où un violent accrochage avec la Résistance fait rage.

Des soldats à Hemricourt

En 1690, des soldats sont hébergés dans des maisons de Hemricourt. Les chefs de ménage de ces maisons sont:

  • DELLE THOUR Léonard
  • FABRY Jacque
  • La veuve de GAYE Jean
  • GLADE Lambert
  • DE HEMRICOURT Lutgarde
  • GONTHIER Pierre
  • HENNOTTE Henri
  • La femme de HUMBLET Henri
  • La veuve de JAMART Lambert
  • La veuve de JAMIN Jean
  • La femme de JAMIN Libert
  • La femme de LEKANE Nicolas
  • LEKANE Jean
  • La femme de LEPENEU Raskin
  • La femme de LABYLLE Godefroid
  • LE LIEGEOIS Jean
  • MATHONET Jean
  • PLUMIER Tassin,
  • PHILIPPART Jacque
  • POLLART Michel
  • PIRLET Simon
  • DE STORDEUR Thomas
  • La demoiselle DE TORNACO
  • WARNOTTE Henri