Corswarem est pillée par les Français

Le 30 juillet 1693, après la bataille de Neerwinden, l’armée française prend la direction de Waremme, à cause du danger d’infections né de la décomposition des corps et du manque de vivres.

Les soldats demeurent à Corswarem jusqu’au 13 août, pillant fourrages et grains à plus de deux lieues à la ronde. Les maisons et même les églises sont pillées. La plupart des habitants fuient en emportant leurs biens les plus précieux.

Le camp des Français est installé au point culminant situé entre Corswarem et Berloz.

La bataille de Neerwinden

Le 28 juillet 1693, à la veille de la bataille de Neerwinden, l’avant-garde de l’armée française traverse Waremme. Les officiers de LOUIS XIV, dont le Maréchal DE JOYEUSE, Monsieur DE LUXEMBOURG, Monsieur DE CHARTRES, le Prince DE CONTI, Monsieur DE SAINT-SIMON, utilisent comme observatoire, pour apercevoir les troupes ennemies dont le camp se trouve en deçà de la Gette, un moulin à vent qui s’élève dans l’actuelle rue des Champs, à peu près en face de la Plate-Tombe.

Ce moulin était très ancien. Il portait autrefois le nom de moulin de l’Evêque. Son existence est déjà mentionnée dans un texte de 1348. (Il sera détruit peu avant 1889).

Cette bataille ponctue une guerre de 9 ans. La moitié de l’Europe est liguée contre le Roi de France LOUIS XIV, dont l’armée est commandée par le Maréchal DE LUXEMBOURG. Une partie des toupes françaises passe à Berloz et à Corswarem, de part et d’autre du « Moulin Blanc ». La route est difficile, il y a des orages violents. Les soldats de LOUIS XIV et surtout les « piotes » (c’est-à-dire ceux qui sont à pied) sont harassés par la marche et la fatigue. Ce n’est que le lendemain, vers 4h15 du matin, qu’ils seront en mesure d’attaquer et de défaire les armées alliées, conduites par D’ORANGE Guillaume.

25.000 soldats bivouaquent près de Waremme

Le 23 juin 1690, l’Electeur de Brandebourg dresse ses tentes entre Waremme et Hollogne, avec 25.000 à 30.000 hommes et beaucoup de matériel. Il va y rester trois jours, en commettant les habituels dégâts des armées en bivouac.

Des dégâts à l’Hôtel de Ville (Waremme)

Le 14 mai 1679, la Confrèrie des Archers de Saint-Sébastien de Waremme constate des dommages à la Chambre louée à BUISSON Libert, à l’Hôtel de Ville de Waremme. Elle renonce cependant à lui demander réparation, car des dommages ont été causés par des soldats.

Des prisonniers sont enfermés dans l’hôtel de ville (Waremme)

Le 9 octobre 1678, le Comte DE NASSAU vient camper à Waremme avec sa suite. Il amène avec lui 160 prisonniers qui sont logés à l’Hôtel de Ville, sous la garde de plusieurs soldats. Il restera à Waremme durant 1 mois.

Les armées empruntent la chaussée romaine (Waremme)

Au 17ème siècle, les armées empruntent la haute chaussée (la Chaussée Romaine) pour se déplacer. Elles passent donc continuellement à proximité de Waremme.

Des soldats allemands volent des chevaux à Waremme

Le 19 août 1677, des Allemands, en garnison à Reickheim près de Maastricht, volent tous les chevaux qui se trouvent dans les fermes des veuves DE WANGRE Henri et HELLINS Michel.

De peur, les habitants s’enfuient à nouveau.

Le bourgmestre de Waremme est emmené en otage

En juillet 1677, des soldats Français pénètrent dans la ville, s’emparent du bourgmestre LEONARD Henri, pillent sa maison et l’emmènent à Louvain, prisonnier durant huit jours.

Des troupes françaises pillent Waremme

Le 3 septembre 1676, sans laisser le moindre répit aux habitants, ce sont les Français qui arrivent à Waremme après leur succès de Maastricht. Le Maréchal DE SCHOMBERG reste à Waremme pendant 5 ou 6 jours. Ses hommes vont piller jusqu’à la dernière gerbe. Des habitants effrayés, partent se réfugier dans les faubourgs de Liège et de Huy.

Des troupes espagnoles et hollandaises campent à Waremme

Le 1er septembre 1676, des colonnes espagnoles et hollandaises, revenant de Maastricht, viennent se reposer près de Waremme.