Développement du Chemin de Fer Vicinal

Plusieurs tronçons de Chemin de fer vicinaux sont construits et touchent des villages, jusque là isolés : Huy – Waremme, Ans – Oreye – Saint-Trond, Oreye – Waremme (inaugurée en 1892), Oreye – Looz – Hasselt, Hannut – Fexhe-le-Haut-Clocher – Tongres.

L’arrivée du Vicinal à la Porte de Liège entraîne la destruction de la chapelle Notre-Dame.

Oreye devient une importante gare de triage, desservant tout le trafic de Tongres et Hasselt avec la Hesbaye et Liège, tant pour les voyageurs que pour les marchandises. Ainsi, durant la campagne betteravière, 450 wagons y sont immobilisés en permanence, afin d’amener les tubercules à la Raffinerie Notre-Dame d’Oreye et à la Râperie de Waremme.

Création de la SNCV (Belgique)

Le 9 juin 1884, la Société Nationale des Chemin de fer Vicinaux (SNCV) est créée en Belgique.

Ce second réseau ferré est destiné à relier les villes aux villages environnants et à assurer des correspondances avec les trains pour les voyageurs et les marchandises.

De nouveaux métiers apparaissent (Waremme – Belgique)

Après 1865, des commerces et des artisans nouveaux apparaissent dans les villages : vendeurs et réparateurs de machines agricoles, de vélos, de machines à coudre, menuisiers, tonneliers, plombiers, vitriers, ardoisiers et marchands de toutes sortes, sillonnent continuellement les villages à pied ou dans leur véhicule caractéristique.

Le Geer va être assaini (Waremme – Hesbaye)

Le 8 août 1844, des travaux d’aménagement du Geer sont décidés. Des prairies sont, en effet, transformées en marais, les chemins vicinaux aux abords du cours d’eau sont impraticables et, plus grave, des fièvres dangereuses sévissent dans les villages dont les prairies sont plus particulièrement inondées.

Certains villages ne paient plus la taille à Waremme

En 1747, BOUX G., secrétaire du Magistrat de Waremme, adresse une lettre au Prince-Evêque de Liège, se plaignant du fait que les habitants de communautés voisines d’Hartenge, d’Oleye, de Bettincourt, de Bleret et de Bovenistier, ont renoncé à plusieurs reprises de venir payer les tailles imposées à Waremme, pour les frais de cette Guerre, alors qu’un règlement du Prince-Evêque de 1686 les y obligerait.

Les habitants des villages voisins viennent se réfugier à Waremme

En ce début de 18ème siècle, Waremme est une ville refuge. En période de troubles, les habitants des villages voisins viennent chercher asile derrière les fortifications de la ville et amènent avec eux leurs grains et leur bétail pour les mettre à l’abri des ennemis.

Les Français « étranglent » Waremme

Le 1er octobre 1676, le convoi du Maréchal DE SCHOMBERG revient sur ses pas. Il somme les villages des environs de Waremme de verser à l’instant une énorme quantité de rations pour ses quartiers d’hiver.

Les villages des environs de Waremme doivent s’acquitter d’une lourde taxe aux Français

En 1675, les villages de l’entité de Waremme sont frappés d’une contribution de 3.336 florins, par le commandant français de la garnison de Huy. Des otages, pris dans chaque communauté, sont retenus 36 jours (à leurs frais !), jusqu’au paiement de la somme.

Les contributions aux armées françaises sont lourdes (Waremme)

Le 10 août 1675, les villages des environs de Waremme se débattent également dans des difficultés financières. Les Français, casernés à Huy, les somment de leur verser 834 patacons. Les troupes de LEAU réclament aussi des contributions de guerre. Un otage est pris dans chaque commune. Ces prisonniers sont envoyés à Huy, où ils seront détenus 36 jours. Ce qu’ils coûtent en nourriture est exigé en plus du tribut initial.

Des troupes françaises se livrent à des exactions (Waremme)

En mai 1674, quatre ou cinq compagnies françaises, venant de la garnison de Tongres, passent par Waremme. Elles réclament de la bière et de l’avoine. Elles emmènent moutons et vaches. La plupart des villages voisins sont victimes des mêmes exactions. Mais en payant un tribut de 78 patacons, ils obtiennent la sécurité pour leurs animaux.